Le samedi 6 juin 2026, un drame s'est produit dans la commune de Vinay, en Isère. Un chien nommé Taïko a été attaqué par un essaim d'abeilles alors qu'il se trouvait dans le jardin de son propriétaire. L'animal, un croisé cane corso et malinois, n'a pas survécu aux multiples piqûres. Son maître dénonce l'installation de 34 ruches, placées la veille juste derrière le mur de son jardin.
Une attaque foudroyante
Il était 13 h 30 lorsque le propriétaire a entendu des aboiements inhabituels. En se précipitant sur son balcon, il a vu son chien poursuivi par un « brouillard d'insectes ». Les pompiers sont intervenus, mais malgré leurs efforts, Taïko est décédé le lendemain matin des suites de ses blessures. Le vétérinaire a dénombré au moins soixante piqûres sur le corps de l'animal, qui était boursouflé et méconnaissable.
Le propriétaire accuse le rucher voisin
Le maître de Taïko affirme que 34 ruches ont été installées dans la nuit du vendredi au samedi, à proximité immédiate de son jardin. Selon lui, les abeilles, en quête d'eau, auraient été attirées par la gamelle du chien. L'apicultrice, qui a présenté ses excuses, a accepté de rembourser les frais vétérinaires. Mais le propriétaire, père de deux enfants de 8 et 10 ans, reste inconsolable : « Cela ne me ramènera pas mon chien ! Et si cela avait été mon gamin ? »
La municipalité défend la légalité de l'installation
Le mardi 9 juin, la police municipale et le premier adjoint au maire, Jacky Somveille, se sont rendus sur place pour vérifier la conformité du rucher. La municipalité a confirmé que l'installation respecte la législation en vigueur. Malgré ces assurances, l'incident soulève des questions sur la cohabitation entre les ruches et les habitations, ainsi que sur les risques potentiels pour les animaux domestiques et les enfants.



