Charles Sapin à l'audiovisuel public : les syndicats exigent son retrait
Charles Sapin à l'audiovisuel public : retrait exigé

Ce jeudi, les organisations syndicales de France Télévisions et de France Inter critiquent vivement le recrutement de Charles Sapin, ancien directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, comme éditorialiste politique. À France Télévisions, la CGT, la CFDT et le SNJ exigent son retrait de l'antenne de franceinfo TV, estimant que cette décision revient à « banaliser la presse d'extrême droite ».

Une décision qui nourrit le malaise au sein des équipes

Dans un communiqué commun, les syndicats affirment que ce choix alimente « le sentiment de malaise au sein des équipes » de France Télévisions, quelques mois après la fin de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Ils décrivent Valeurs actuelles comme « l'héritier d'une longue et sombre tradition, celle de la presse d'extrême droite française, avec ses méthodes et ses haines ». Ils reprochent également à ce magazine d'avoir « largement contribué » à « la violente campagne de désinformation et de dénigrement dirigée contre l'audiovisuel public ».

Le pluralisme en question

Les syndicats contestent l'argument du pluralisme avancé pour justifier cette arrivée. « Importer les méthodes de CNews, recruter des journalistes de Valeurs Actuelles, ce n'est pas renforcer le pluralisme », affirment-ils. Cette position rejoint les critiques formulées contre les méthodes de CNews et de Valeurs actuelles, perçues comme contraires aux valeurs du service public.

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La direction de France Télévisions se défend

De son côté, France Télévisions justifie la présence de Charles Sapin sur ses antennes. Interrogée par l'AFP, la direction souligne qu'il intervient le dimanche « face à Rokhaya Diallo », militante antiraciste, dans le cadre d'« un débat, une confrontation de points de vue différents ». Elle précise également qu'il participe occasionnellement à « Avant le 20h », comme d'autres intervenants extérieurs. Cette défense n'a pas apaisé les tensions, les syndicats maintenant leur demande de retrait.

France Inter face à un préavis de grève

La contestation s'étend également à France Inter, où Charles Sapin doit assurer un édito politique chaque dimanche. La direction de la radio publique justifie ce choix par la volonté de garantir le « pluralisme » à l'approche d'une année présidentielle. Cependant, l'intersyndicale de Radio France a déposé un préavis de grève pour les dimanche 13 et lundi 14 septembre. Les syndicats réclament le retrait de cette chronique, tandis que la présidente de Radio France, Sibyle Veil, maintient sa position. Elle a défendu la décision de donner la parole à « des gens qui ne pensent pas la même chose », alors que l'arrivée du responsable de Valeurs Actuelles continue de susciter des tensions au sein de l'audiovisuel public.

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