Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de son épouse Delphine Aussaguel et a indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps, selon un communiqué du parquet général de la cour d'appel de Toulouse diffusé jeudi 16 juillet 2026. Les recherches ont immédiatement débuté à proximité de Cagnac-les-Mines, le village où résidait le couple.
Aveux après cinq ans et demi de déni
Les aveux de Cédric Jubillar, peintre-plaquiste de 38 ans, ont été recueillis par la présidente de la cour d'assises de Haute-Garonne, juridiction devant laquelle il doit être jugé en appel à partir du 21 septembre. En octobre 2025, il avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle aux assises du Tarn, tout en clamant son innocence. Le procureur général Nicolas Jacquet a précisé que « Cédric Jubillar a reconnu être à l'origine de la mort de Delphine Aussaguel et indiqué pouvoir orienter les enquêteurs pour localiser le corps ».
Fouilles en présence de l'accusé
Accompagné de ses avocats Pierre et Guy Debuisson, Cédric Jubillar est présent sur le lieu des recherches. Les fouilles sont menées par les gendarmes de la section de recherche de Toulouse et des techniciens en investigation criminelle, sous l'autorité d'un juge d'instruction nommé par la présidente de la cour d'assises.
Un courrier précurseur
Le 6 juillet, les avocats de M. Jubillar avaient révélé l'existence d'un courrier dans lequel leur client admet sa « responsabilité » dans la mort de l'infirmière de 33 ans, mère de leurs deux enfants, qui s'apprêtait à le quitter. Le lendemain, ils avaient adressé un courrier à la cour d'assises pour demander l'audition de leur client.



