Le 15 juillet 2026, après cinq ans de silence, Cédric Jubillar a finalement avoué sa responsabilité dans la disparition de son épouse Delphine, avec qui il était en instance de divorce. Le peintre plaquiste de 38 ans a livré un récit détaillé de son passage à l'acte devant la conseillère de la cour d'appel de Toulouse. Les extraits du procès-verbal ont été rapportés ce mardi 21 juillet par Le Monde et BFMTV.
Une dispute nocturne fatale
Cédric Jubillar raconte s'être levé vers « 1 h, 1 h 30 » du matin. « Je dormais mal depuis quelque temps, je me réveillais souvent la nuit et j'allais fumer une cigarette pour me détendre car j'étais stressé », a-t-il déclaré. Dans le salon, il croise Delphine. L'accueil est glacial. « Delphine m'a tout de suite dit 'qu'est-ce que tu fous là ?'. Je lui ai répondu 'qu'est-ce que ça peut te foutre ? Comme tu as demandé le divorce, je n'ai plus de comptes à te rendre.' »
Selon son témoignage, Cédric Jubillar aperçoit sur le téléphone de sa femme « une photo d'elle un peu sexy ». La situation dégénère rapidement : « C'est parti en insulte », aurait-il déclaré, se souvenant qu'il roulait une cigarette dans sa cuisine. « Elle m'a dit quelque chose qui m'a fait péter les plombs, j'ai vrillé. »
Les paroles qui ont déclenché l'irréparable
D'après les propos rapportés par BFMTV, Delphine aurait lancé : « Maintenant je peux te l'avouer, j'en ai trouvé un qui me fait mieux l'amour que toi ». C'en est trop pour le trentenaire, qui explose : « Je voulais qu'elle se taise, je l'ai attrapée par le cou et j'ai serré, je lui disais 'tais-toi, tais-toi, je t'en supplie, tais-toi', je voulais que ça s'arrête, qu'elle se taise. »
Le Monde ajoute un élément décrit par Cédric lors de son interrogatoire : « Je me souviens aussi que quand je la serrais, je répétais en boucle, 30, 40, 50 fois, je ne sais pas, 'tais-toi'. » Il précise s'être refusé à croiser le regard de sa femme. Soudainement, Delphine « tombe, inerte ». « Il m'a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants », aurait-il admis.
Après le drame : la mise en scène et la condamnation
À 22 h 30, quelques heures avant les faits, Cédric Jubillar serrait encore contre lui son fils aîné, alors âgé de 6 ans. L'enfant et sa maman étaient venus faire un câlin au père de famille. Une tranche de vie effacée par le pire : l'image d'un Cédric Jubillar qui « charge Delphine sur (son) épaule », puis « la dépose dans le coffre de (sa) voiture ».
Cédric Jubillar avait été condamné en octobre 2025 à 30 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Delphine, malgré l'absence de corps et, à l'époque, d'aveux. Son procès en appel, prévu en septembre 2026, a été reporté ce mardi 21 juillet au premier semestre 2027.



