Le procès de Cédric Jubillar, prévu en septembre 2026, a été renvoyé au premier semestre 2027 par la présidente de la cour d’assises de Haute-Garonne, en raison de la poursuite de l’enquête après les aveux de l’accusé. Ce mardi 21 juillet 2026, Le Parisien a dévoilé la description des aveux de Cédric Jubillar, faits le mercredi 15 juillet dans le bureau de Valérie Noël, conseillère de la cour d’appel de Toulouse.
Les aveux de Cédric Jubillar
« Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou et j’ai serré, je lui disais : tais-toi, tais-toi, je t’en supplie, tais-toi », a déclaré Cédric Jubillar à la justice. Il a expliqué que les faits se sont déroulés dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Après s’être couché vers 22h30 avec son fils et Delphine, il s’est réveillé vers 1h ou 1h30 et est allé dans le salon. Delphine lui a demandé ce qu’il faisait là, et il a répondu : « Comme tu as demandé le divorce, je n’ai plus de compte à te rendre ».
Selon son récit, Delphine a brandi son téléphone, lui montrant une photo qu’il a perçue comme « un peu sexy ». Il s’est alors réfugié dans la cuisine pour se rouler une cigarette, et « c’est parti en insultes ». Delphine l’a traité de « merde » et de « toxico de merde », ajoutant : « je fais bien de me barrer, personne ne voudra de toi ».
Le déclencheur : une phrase qui a fait « péter les plombs »
Cédric Jubillar a affirmé que c’est une phrase de Delphine qui l’a fait « vriller » : « Maintenant, je n’ai plus rien à perdre, je peux te l’avouer, j’en ai trouvé un qui me fait mieux l’amour que toi ». Il a alors attrapé Delphine par le cou et serré jusqu’à ce qu’elle se taise. « Il m’a fallu quelques instants pour réaliser que je venais de tuer la mère de mes enfants », a-t-il ajouté.
En panique, il a chargé le corps sur son épaule et l’a déposé dans le coffre de sa voiture. Il a descendu la route au point mort pour ne pas réveiller les voisins, puis a démarré. Il s’est rendu route de Cordes-sur-Ciel, où il a creusé une tombe avec ses mains dans des monticules de terreau. « Je pensais vraiment qu’on allait la retrouver avant, je suis très étonné que ça n’a pas été le cas », a-t-il déclaré.
Dissimulation des preuves
Après avoir caché le corps, Cédric Jubillar est rentré chez lui, a vérifié que les enfants dormaient, puis a pris le téléphone de Delphine, une paire de boots et un manteau, et a tout jeté dans la poubelle d’un voisin, à 50 mètres de la maison. Ces aveux interviennent après des années de déni et de procédures judiciaires complexes. Le procès, désormais attendu en 2027, devra déterminer la peine de l’accusé, qui encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Selon une source proche du dossier, « les aveux de Cédric Jubillar constituent un tournant majeur dans cette affaire, mais l’enquête se poursuit pour corroborer ses déclarations ». L’affaire avait suscité une forte médiatisation, Delphine Aussaguel ayant disparu sans laisser de traces pendant plusieurs années avant que son corps ne soit découvert.



