Caravanes de gens du voyage sur le site de la Fonderie de Bretagne
Caravanes sur le site de la Fonderie de Bretagne

Mercredi 21 octobre 2026, environ une centaine de caravanes de gens du voyage se sont installées sur le parking de la Fonderie de Bretagne, à Caudan (Morbihan). Le maire Fabrice Vély a alerté la sous-préfète après cette occupation du site, placé en liquidation judiciaire une semaine plus tôt.

Une installation rapide sur un site en liquidation

Le terrain n’est pas resté inoccupé longtemps. Plusieurs dizaines de caravanes se sont installées sur le parking de l’usine, qui avait été placée en liquidation judiciaire le 15 octobre 2026. Selon Ouest-France, le maire a alerté les gendarmes et la sous-préfète en début d’après-midi, avant de se rendre sur place vers 16 h 30.

Fabrice Vély connaissait le « risque énorme d’installation » sur ce « terrain en enrobé, d’1,5 hectares ». Il explique à nos confrères que ce lieu est « recherché en octobre par les gens du voyage, au moment de la transhumance saisonnière ».

Les occupants témoignent de leur situation

Sur le terrain, un homme indique à Ouest-France qu’environ vingt-cinq familles se sont installées, pour une centaine de caravanes. Un autre homme précise : « Nous allons sur des terrains qui ne servent plus, où on n’embêtera personne. Si ça peut nous aider un mois ou deux. On a été viré et on n’a pas de place ailleurs, ou alors dans la boue. »

La liquidation judiciaire et la gestion du site

Le 15 octobre 2026, deux liquidateurs judiciaires avaient été désignés par le tribunal judiciaire de Lorient pour gérer la fermeture définitive de la Fonderie de Bretagne. Une équipe chargée du reclassement des employés, du paiement des salaires et du recouvrement des créances travaille toujours dans l’entreprise. Le bâtiment est toujours gardé par une équipe de sécurité.

Cette occupation intervient alors que le site est en pleine procédure de liquidation, et que les anciens employés attendent toujours des réponses sur leur avenir. Les autorités locales, alertées, devront trouver une solution pour déplacer les caravanes, tandis que les occupants affirment ne pas avoir d’autre endroit où aller.