L'altercation survenue le 21 juillet 2026 sur la plage 33 de Cannes-La Bocca continue de susciter des versions contradictoires. Après le témoignage de Céline, 33 ans, qui affirmait avoir été rouée de coups alors qu'elle protégeait son chien, Sarah, la mère du petit garçon de 5 ans impliqué, a souhaité livrer son récit. Elle aussi a déposé une plainte et produit un certificat médical.
Le récit de Sarah : son fils autiste n'a pas frappé le chien
Ce 21 juillet en début de soirée, Sarah se trouvait sur la plage avec ses trois enfants, âgés de 5 ans, 6 ans et 17 mois. Son fils de 5 ans, autiste non verbal, jouait dans le sable lorsqu'il a vu le teckel de Céline. « Il adore les animaux. Il a couru vers le chien parce qu'il voulait jouer avec lui », explique Sarah. Selon elle, le garçon aurait jeté du sable en direction de l'animal. La propriétaire du chien lui aurait demandé d'arrêter, mais « il n'a pas compris et il a continué ».
Sarah conteste formellement la version de Céline, qui affirmait que l'enfant avait donné un violent coup de pied dans le dos de son chien. « Elle s'est agacée parce qu'il ne lui répondait pas, mais il ne pouvait pas, il ne parle pas ! Alors elle l'a poussé violemment et il est tombé », accuse la mère de famille.
Une altercation entre les deux femmes
Une femme installée à proximité s'est alors indignée et a pris la défense du petit garçon. Sarah, qui se trouvait à quelques mètres, a accouru. « J'arrivais en courant pour rassurer mon fils, quand j'ai vu qu'elle partait. Je l'ai suivie pour avoir des explications. » Lorsqu'elle l'a rattrapée, Sarah indique que Céline lui aurait jeté une balle au visage. Le ton est monté et les deux femmes en sont venues aux mains.
Dans son témoignage, Céline racontait avoir été poursuivie, plaquée au sol et rouée de coups alors qu'elle tentait de protéger son chien. Sarah, elle, parle de coups réciproques. « Elle hurlait, elle m'insultait et elle m'a frappé », affirme-t-elle.
L'intervention des forces de l'ordre et les conséquences
Deux gendarmes en vacances sont finalement intervenus pour séparer les deux femmes. Une policière municipale, également en congés, s'est arrêtée, s'est positionnée entre les parties et a appelé les secours, selon la municipalité. Des équipages de la police municipale sont ensuite arrivés sur place. « Ils ont pris les identités et les numéros de tout le monde », raconte Sarah.
La mère de famille dit avoir subi des griffures, des contusions, un traumatisme cervical et des douleurs aux genoux. « Elle a aussi cassé mes lunettes et mon téléphone. Les pompiers m'ont également proposé de m'emmener à l'hôpital, mais j'avais mes trois enfants avec moi. » Sarah accuse également la jeune femme de menaces de mort. « Les enfants ont été choqués », ajoute-t-elle.
Près d'un mois après les faits, Sarah reste surtout marquée par ce qu'a vécu son fils. « Ce qui me fait le plus de peine, c'est pour mon fils. Il n'a pas compris pourquoi on lui a fait ça… » L'enquête, menée par le commissariat de Cannes, devra désormais tenter de déterminer ce qu'il s'est réellement passé ce soir-là sur la plage 33.



