Deux Montpelliérains, âgés de 37 et 47 ans, ont été reconnus coupables de vol par effraction au Café Joyeux, place Laissac à Montpellier, et condamnés à un an de prison dont six mois ferme. Ils ont été écroués à l'issue de leur procès devant le tribunal judiciaire de Montpellier.
Un cambriolage en pleine nuit repéré par la police
Dans la nuit du 14 au 15 octobre, vers 4 heures du matin, un équipage de la police nationale patrouillant dans le secteur de l'Observatoire a remarqué que la porte du Café Joyeux était grande ouverte. Le désordre régnant à l'intérieur ne laissait aucun doute : l'établissement venait d'être cambriolé. Les policiers ont immédiatement avisé le centre de supervision urbaine, qui leur a indiqué que la caméra de vidéosurveillance était mal orientée au moment des faits.
Après un tour du quartier, les policiers sont revenus sur les lieux une heure plus tard. Ils ont constaté que la porte était de nouveau bâillante, avec un petit coffre-fort traîné puis abandonné juste derrière. Cette fois, la caméra de vidéosurveillance de la ville était bien positionnée. Les images ont permis aux enquêteurs d'identifier deux individus quittant les lieux avec un panier à la main.
Un receleur interpellé, deux suspects connus des services de police
Les enquêteurs ont remonté la trace des deux individus jusqu'à une épicerie de la rue Daru, dans le quartier Gambetta, qu'ils ont aussitôt perquisitionnée. Interrogé sur la présence du panier posé au sol, l'employé, âgé de 20 ans, a reconnu l'avoir acheté à deux individus en échange de 10 euros. Il a été interpellé sur-le-champ et placé en garde à vue pour recel de vol. Il fera l'objet d'une convocation devant la justice ultérieurement.
Les deux suspects, déjà défavorablement connus de la justice, ont été appréhendés quelques heures après les faits. Il s'agit de deux toxicomanes notoires dont les casiers judiciaires font état d'une trentaine de condamnations chacun, pour vols simples ou aggravés.
Des aveux sous l'emprise de drogues et d'alcool
À la barre du tribunal judiciaire de Montpellier, le plus âgé des deux a déclaré : « Je reconnais les faits. J'étais défoncé. Alcoolisé, drogué (héroïne et cocaïne) et plein de médicaments. Quand je suis passé devant le bar, j'ai mis un coup de fesse à la porte et elle s'est ouverte. J'étais en manque alors j'ai récupéré un téléphone portable et quelques bouteilles pour les revendre et m'acheter de la drogue. Mais comme j'ai mal à la jambe, je suis ressorti de l'établissement et j'ai vu un ami de prison qui était en face. Alors je lui ai demandé de venir m'aider. »
Le second a renchéri : « C'est ce que j'ai fait. Moi aussi j'étais défoncé, j'avais pris de la cocaïne, du cannabis et de l'alcool. J'étais en train de faire la manche quand il m'a appelé. Je ne suis pas rentré dans le bar moi. Je n'avais pas compris que c'était des affaires volées. On entend plus parler de moi depuis 2024. »
Une peine de prison ferme et des obligations de soins
Cette version n'a pas convaincu les magistrats. Les deux hommes ont été reconnus coupables et condamnés à un an de prison dont six mois assortis d'un sursis probatoire durant deux ans, avec obligation de travail et de soins addictologiques, ainsi qu'une interdiction d'entrer en contact entre eux. Concernant la partie ferme, le tribunal a ordonné leur maintien en détention.