Brésil : une jeune femme meurt dans un saut à l'élastique sans corde
Brésil : une jeune femme meurt dans un saut sans corde

Saut à l'élastique mortel : une jeune femme de 21 ans projetée dans le vide sans corde de sécurité

Maria Eduarda Rodrigues de Freitas, âgée de 21 ans, a perdu la vie samedi 13 juin 2026 lors d'une activité de rope jump organisée dans l'État de São Paulo, au Brésil. Selon les informations communiquées par la police locale, la jeune femme aurait dû être reliée à deux cordes de sécurité avant d'être lancée dans le vide. Or, aucune de ces cordes n'était fixée au moment où elle a été projetée.

Une activité extrême mal encadrée

Le rope jump, également appelé saut sur corde ou saut pendulaire, est une activité extrême qui consiste à sauter depuis un point élevé en étant attaché à des cordes statiques. Contrairement au saut à l'élastique, la corde n'est pas conçue pour faire rebondir le participant, mais pour créer un mouvement de balancier. L'événement avait lieu sur un pont d'une hauteur d'environ quarante mètres dans la ville de Limeira.

D'après les enquêteurs, Maria Eduarda portait bien un harnais équipé d'un système d'accroche. La commissaire Andrea Levy, interrogée par EPTV (affiliée de TV Globo), a expliqué : "Il y avait une sorte de ceinture attachée au niveau des cuisses et du thorax, avec le crochet où la corde aurait dû être accrochée. Il devait y avoir deux cordes : une au niveau de l'estomac et une autre un peu plus bas. Aucune des deux n'était présente." Le casque que la jeune femme portait sur les images n'a pas non plus été retrouvé.

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Témoignage glaçant d'une infirmière présente sur place

Une infirmière de 26 ans, qui devait sauter juste après la victime, a raconté les instants qui ont suivi le drame : "Quand elle tombe, je commence à entendre tout le monde dire : 'la corde, la corde'." Après la chute d'une quarantaine de mètres, l'infirmière est descendue auprès de la jeune femme pour tenter de la réanimer. Elle a déclaré : "Elle avait ce dernier souffle post-mortem. J'ai vérifié, son pouls était très faible. J'ai commencé le massage et il s'est arrêté." Les secours ont ensuite tenté d'utiliser un défibrillateur, mais sans succès.

Trois suspects placés en détention provisoire

Six personnes ont d'abord été interpellées. Trois hommes, considérés comme les instructeurs de l'activité, ont été placés en détention provisoire dimanche 14 juin. Il s'agit de Luis Felipe Feliciano Egoroff (32 ans), Vitor de Freitas Gonçalves (27 ans) et Maicon Fernandes Cintra (42 ans). Ils sont soupçonnés d'homicide avec dol éventuel. Au moment du drame, deux d'entre eux avaient pris la fuite avant d'être interpellés.

Interrogés, les trois suspects n'ont pas su expliquer comment Maria Eduarda avait pu être lancée sans être reliée aux cordes. Un autre a confirmé que personne ne savait précisément qui devait poser et contrôler l'équipement. Le juge chargé du dossier a estimé que les suspects n'avaient pas pris les précautions nécessaires pour encadrer cette activité dangereuse. Pour lui, la mort de Maria Eduarda "n'a pas été un simple accident", mais la conséquence d'un risque "volontairement créé et accepté".

Une activité sans cadre formel

L'enquête a révélé que l'activité de rope jump était organisée sans cadre formel, sans entreprise déclarée ni protocole de gestion des risques. Le saut était facturé 180 réaux (environ 30,70 euros), auxquels pouvaient s'ajouter 110 réaux (environ 18,70 euros) pour une vidéo. Ce drame soulève de nombreuses questions sur la sécurité des activités extrêmes et le contrôle des organisateurs.

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