Pour la première fois depuis leur création en 2019, des policiers de l'unité motorisée de la Brav-M (Brigade de répression des actions violentes motorisée) défileront lors de la traditionnelle parade militaire du 14-Juillet à Paris. Cette unité, spécialisée dans le maintien de l'ordre, s'est fait connaître pour sa répression du mouvement des Gilets jaunes, mais aussi pour de nombreuses accusations de violences.
Une unité controversée
Régulièrement dénoncée pour son usage de la force, la Brav-M a fait l'objet de multiples plaintes et poursuites judiciaires. Plusieurs de ses membres ont été condamnés pour violences policières. Le 10 juillet 2025, trois policiers de cette unité ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Bobigny à des peines allant d'un an de prison avec sursis et 450 euros d'amende. Ils étaient poursuivis pour des violences commises sur des manifestants en mars 2023 à Paris, lors des protestations contre la réforme des retraites du gouvernement d'Élisabeth Borne. Les faits ont été établis grâce à des enregistrements audio réalisés par des témoins présents.
Un symbole qui divise
La participation de la Brav-M au défilé du 14-Juillet suscite une vive polémique. Pour les organisations de défense des droits humains, cette présence est perçue comme une légitimation d'unités accusées de violences. Le gouvernement, de son côté, défend la participation de toutes les forces de l'ordre à cette cérémonie républicaine. Selon le ministère de l'Intérieur, la Brav-M est une unité d'élite qui remplit ses missions dans le respect des règles.
Un précédent inquiétant
Cette première participation au défilé intervient alors que les critiques envers les méthodes de la Brav-M ne faiblissent pas. Depuis sa création, l'unité a été impliquée dans plusieurs affaires de violences, notamment lors du mouvement des Gilets jaunes. Selon un rapport parlementaire de 2020, la Brav-M a été responsable de nombreux blessés parmi les manifestants. Les condamnations récentes renforcent les appels à une réforme de cette unité.



