Antibes : un braqueur débutant maîtrisé par l'employé et un client
Braqueur débutant maîtrisé à Antibes

À Antibes, un jeune Franco-brésilien de 19 ans a été condamné par le tribunal judiciaire de Grasse à un an de prison avec sursis probatoire pendant trois ans pour avoir tenté de braquer avec violence une supérette située près du boulevard Maréchal-Foch. La peine est assortie d'une obligation de soins et de travail.

Un braquage qui tourne court

L'employé de cette supérette de proximité prenait une pause-café à l'extérieur lorsqu'il a vu un jeune homme entrer dans le magasin. Il était environ 21 h 20 quand il a rejoint ce client qui semblait extrêmement agité. Soudain, le jeune homme l'a braqué avec une arme de poing, un pistolet de défense de type "Gomm Cogne" chargé de quatre projectiles en caoutchouc. "Donne-moi la caisse, c'est un hold-up", a-t-il crié, le visage dissimulé par des lunettes de soleil et les mains gantées. Mais avant qu'il ne puisse terminer sa phrase, l'employé, aidé par un client, a réussi à le maîtriser et à le plaquer au sol en attendant l'arrivée de la police.

Un prévenu tourmenté

Présenté en comparution immédiate vendredi dernier, Leonardo F. est poursuivi pour tentative d'extorsion par violence. Né au Salvador, de nationalité franco-brésilienne, le prévenu s'est montré timide et réservé à l'audience. "Je suis plein de culpabilité, j'ai raté ma vie", a-t-il murmuré, la tête basse. Le rapport du psychiatre le décrit comme souffrant d'un fond dépressif chronique, avec une image dévalorisée de lui-même et une personnalité de type "border line", entraînant une altération du discernement.

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Des faits pris au sérieux

Le jour des faits, Leonardo errait sans but et avait voulu s'acheter une bouteille de vodka pour noyer son chagrin. L'employé a d'abord cru à une blague ou à un pari entre copains. Mais la procureure a qualifié les faits d'extrêmement graves, évoquant "une véritable descente aux enfers". Pour la défense, Me Karine Mesrali a souligné que son client "a toujours été cohérent dans ses déclarations et n'a jamais eu d'intention malveillante". Le tribunal a retenu l'altération du discernement et condamné le prévenu à un an de prison avec sursis probatoire pendant trois ans, avec obligation de soins et de travail, assorti de l'exécution provisoire. Il devra également se présenter aux urgences psychiatriques de l'hôpital.

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