Le 23 juillet dernier, alors qu'il effectuait sa tournée de collecte des déchets dans un immeuble de Flers (Orne), un jeune agent saisonnier de 18 ans a été victime d'un accident du travail traumatisant. En manipulant un sac-poubelle, il a été percé au poignet par une aiguille usagée, dissimulée parmi les ordures ménagères.
Un accident évitable
Selon les informations rapportées par Ici Normandie et Ouest-France, l'un des occupants du logement serait toxicomane, ce qui accroît les craintes de contamination par des maladies telles que le VIH ou l'hépatite. Immédiatement pris en charge par les services médicaux, le jeune homme a subi une première série d'examens sanguins. Toutefois, en raison des délais d'incubation des virus, une période d'observation de 90 jours est nécessaire avant d'obtenir un résultat définitif. Pendant ces trois mois, l'agent vit dans l'angoisse, ignorant s'il a été infecté.
Malgré le choc, le jeune éboueur continue de travailler. « Il est angoissé, c’est bien normal », a confié Anne Moreau, directrice du Sirtom (Syndicat intercommunal de ramassage et de traitement des ordures ménagères) de Flers-Condé, à la radio locale. « Il va vivre trois mois d’angoisse », a-t-elle insisté dans les colonnes de Ouest-France.
Un appel urgent au tri responsable
Face à ce drame évitable, le Sirtom lance un cri d'alarme pour protéger ses équipes sur le terrain. Le syndicat rappelle avec fermeté que les objets piquants ou tranchants ne doivent en aucun cas être jetés dans les ordures ménagères classiques. Pour les seringues et matériels médicaux usagés, des boîtes jaunes sécurisées (DASRI) sont fournies gratuitement en pharmacie afin de garantir la sécurité des agents de collecte. Ces déchets d'activités de soins à risques infectieux doivent être déposés dans ces contenants hermétiques, puis rapportés en pharmacie ou en déchèterie. Un geste simple qui peut éviter des drames humains.
Cet accident rappelle les risques quotidiens auxquels sont exposés les éboueurs et personnels de propreté. En France, plusieurs centaines de blessures par piqûre ou coupure sont recensées chaque année dans ce secteur, souvent dues à un mauvais tri des déchets. Le Sirtom espère que ce nouvel incident sensibilisera le public à l'importance de respecter les consignes de tri, pour la sécurité de tous.



