Biarritz : info judiciaire contre deux animateurs pour agressions sexuelles sur 12 enfants
Biarritz : info judiciaire pour agressions sexuelles sur enfants

Le parquet de Bayonne a annoncé l’ouverture d’une information judiciaire, jeudi 23 juillet 2026, à l’encontre de deux animateurs d’un centre de loisirs de Biarritz pour des faits d’agressions sexuelles et de corruption de mineurs. Les deux hommes, âgés de 21 et 36 ans, ont été interpellés mardi et placés en garde à vue, prolongée mercredi. Leur placement en détention provisoire a été requis. Ils contestent les faits qui leur sont reprochés.

Des faits présumés commis sur des enfants de 3 à 6 ans

Selon la vice-procureure de la République du parquet de Bayonne, Jeanne François, les faits auraient été commis entre le 1er juillet 2025 et le 16 juillet 2026 au centre de loisirs sans hébergement (ASLH) Mouriscot de Biarritz. Les victimes présumées sont des enfants âgés de 3 à 6 ans. L’un des animateurs, employé saisonnier depuis 2025, est âgé de 21 ans, tandis que le second, titulaire depuis deux ans, a 36 ans. Aucun des deux ne présentait d’antécédent judiciaire. La mairie de Biarritz les a suspendus « dès connaissance des faits ».

Des révélations à partir d’un enfant de 3 ans et demi

L’enquête a été ouverte après qu’un enfant de 3 ans et demi a révélé des agressions sexuelles à ses parents. L’enfant a été « rapidement entendu dans un cadre adapté par l’Unité d’accueil pédiatrique enfants en danger (UAPED) sous la conduite de professionnels spécialisés », a précisé Jeanne François.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Douze victimes potentielles identifiées

Au cours de l’enquête, « plusieurs autres familles » ont signalé des propos tenus par leurs enfants « susceptibles de laisser présumer l’existence d’autres victimes ». D’autres enfants, sans avoir fait état d’actes à caractère sexuel, « présentaient des symptômes traumatiques ». Les entretiens futurs dans le cadre de l’UAPED doivent permettre de préciser les faits. Quatre plaintes ont été déposées, un nombre « susceptible d’évoluer », a indiqué le parquet. Selon les autorités, « seize jeunes enfants (âgés de 3 à 4 ans) seraient impliqués, dont douze reconnus à ce stade comme potentielles victimes de faits relevant de la qualification d’agressions sexuelles ou de corruptions de mineurs ».

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale