Avis Google catastrophique : une cliente condamnée en Suisse
Avis Google : une cliente condamnée en Suisse

Une jeune femme de 28 ans, originaire du canton de Thurgovie en Suisse, a été condamnée par la justice pour avoir publié un avis Google négatif et une photo d'une employée de boulangerie. L'ordonnance de pénalité, rapportée par le quotidien Tagblatt, lui inflige 30 jours-amendes avec un sursis de trois ans et 800 francs de frais de procédure.

Un simple livre, source de conflit

L'affaire remonte à février 2026, à Saint-Gall. Un mardi après-midi, la jeune femme s'installe dans une boulangerie pour lire un livre, sans intention de consommer. Un serveur lui explique alors que l'établissement n'est pas une « zone d'attente sans consommation ». La cliente, mécontente, prend en photo l'employé et l'affichage de la boulangerie avant de quitter les lieux.

Mais l'histoire ne s'arrête pas là. Dans la foulée, elle publie un avis Google avec une seule étoile, dénonçant un « service extrêmement mauvais » et affirmant avoir été « harcelée » et « mise à la porte » par les employés. Elle joint également une photo de l'employée, en masquant les yeux pour éviter qu'elle soit reconnue.

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La plainte de l'employée et la condamnation

Malgré le masquage, l'employée a reconnu son image et a décidé de porter plainte. La justice a estimé que la publication de la photo, même avec les yeux masqués, constituait une atteinte à la personnalité. L'ordonnance de pénalité souligne que la jeune femme voulait exprimer son mécontentement après le rappel à l'ordre, mais que ses méthodes étaient illégales.

La condamnation comprend 30 jours-amendes avec un sursis de trois ans et 800 francs de frais de procédure. Ce montant couvre les frais judiciaires, mais la cliente devra également assumer les conséquences de son avis diffamatoire, qui a pu nuire à la réputation de la boulangerie.

Une affaire qui interroge sur la liberté d'expression en ligne

Cette affaire soulève des questions sur les limites de la liberté d'expression sur les plateformes d'avis en ligne. Si les avis négatifs sont un droit pour les consommateurs, ils doivent rester factuels et ne pas porter atteinte à l'honneur ou à la vie privée des personnes. Publier des photos de salariés, même floutées, peut être considéré comme une violation de leur droit à l'image.

En France, la loi est également stricte en la matière : la diffamation et la publication de photos sans consentement sont passibles de sanctions pénales. Les avis Google, bien que souvent perçus comme un espace d'expression libre, sont soumis au droit commun.

Les conseils pour éviter ce genre de situation

Pour les consommateurs mécontents, il est recommandé de rédiger des avis objectifs, sans attaques personnelles ni photos de tiers. En cas de litige, il est préférable de contacter directement le commerce ou de saisir les autorités de consommation. Pour les professionnels, il est conseillé de répondre aux avis avec courtoisie et de documenter les échanges pour se protéger en cas de diffamation.

Cette affaire montre que les conséquences d'un avis en ligne peuvent être lourdes, tant pour la réputation d'un commerce que pour la personne qui le publie. La justice suisse a ainsi rappelé que la liberté d'expression ne justifie pas tout.

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