Attentat de Nice : un rescapé dénonce l'indemnisation insuffisante
Attentat de Nice : un rescapé dénonce l'indemnisation

Gaetano Moscato, 81 ans, rescapé de l'attentat du 14 juillet 2016 à Nice, témoigne de son amertume face à l'indemnisation qu'il juge insuffisante. Fauché par le camion-bélier sur la Promenade des Anglais, il a perdu sa jambe gauche malgré avoir protégé ses petits-enfants. Dix ans après, il vit avec une prothèse et des douleurs persistantes.

Un héros oublié ?

Surnommé « il nonno ero » par les médias italiens, Gaetano Moscato avait été applaudi au Festival de Sanremo avec son petit-fils Filippo. Mais aujourd'hui, il exprime sa déception envers le Fonds de garantie. « Il avait signé pour une indemnisation de 520 000 euros. Il en a reçu 160 000 », déplore son épouse Anna. « On se moque de nous ! »

Des séquelles psychologiques profondes

Au-delà des blessures physiques, l'attentat a laissé des traces psychologiques durables. « Nous prenons tous des traitements contre l'état de stress post-traumatique », confie Silvia, sa fille, policière aux États-Unis. Elle a dû attendre sa retraite en 2023 pour consulter. Sa petite-fille Aliyah, 27 ans, reste très irritable, et son petit-fils Filippo, 22 ans, s'est renfermé.

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Gaetano Moscato, lui, parvient encore à sourire, mais la lassitude est palpable. « Je marchais déjà mal il y a dix ans. Et je n'ai pas rajeuni. Du coup, les difficultés augmentent », souligne-t-il. La chaleur complique l'usage de sa prothèse.

Un combat pour la reconnaissance

Le couple dénonce aussi la perte de sommeil, de mémoire et les douleurs du membre fantôme. « Ça nous a gâché la vie », soupire Anna. Malgré le soutien médical initial, Gaetano Moscato peine à obtenir une indemnisation à la hauteur des frais engagés : hospitaliers, ambulances, dépenses médicales. « Une souffrance supplémentaire ? Non, juste le sentiment qu'on se moque de nous ! »

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