Six mois après avoir vécu dans leur voiture sur un parking à Antibes, Eileen, retraitée, et son fils Jonathan, 38 ans, ont retrouvé un toit. Ils logent désormais dans un hôtel de la cité des remparts, financé par le salaire de Jonathan et une cagnotte en ligne. Jonathan a signé un CDI, et le duo « retrouve le moral » et « respire plus sereinement » pour préparer la suite.
Un quotidien transformé depuis mi-juin
Depuis mi-juin, Eileen et Jonathan ont quitté leur Clio 2 bleu nuit, stationnée derrière le théâtre Anthéa, pour une chambre d'hôtel. « On a préféré s'en débarrasser, surtout pour pouvoir couper l'assurance et s'éviter des frais inutiles. Je l'ai mise à la casse », explique Jonathan. Cette décision marque la fin d'une période éprouvante, marquée par les premières vagues de chaleur subies dans l'habitacle.
Jonathan, qui était en contrat à durée déterminée, a signé un CDI. « On reprend espoir tranquillement », confie-t-il. Leur dossier est toujours suivi par le Centre communal d'action sociale (CCAS) d'Antibes, comme le confirme la Ville. Cependant, Jonathan tempère : « En tant que jeune actif récemment recruté, moi et ma mère ne sommes pas forcément prioritaires pour un logement social. C'est compliqué. »
Un hôtel financé par le salaire et une cagnotte
Leur installation à l'hôtel a été rendue possible grâce à une cagnotte lancée en mai, qui a récolté un peu plus de 2 000 euros, et au salaire de Jonathan. « J'ai financé cela avec un peu de mon salaire et aussi avec la cagnotte », précise-t-il. Le duo espère prolonger leur séjour dans le même établissement « le temps de mettre à jour nos papiers ».
L'objectif à terme est clair : « On commencera les recherches de logement. Comme j'ai récemment changé de contrat de travail, on nous a conseillé d'attendre un peu », explique Jonathan. Cette période de transition leur permet de se reconstruire progressivement.
Une amélioration de la santé pour Eileen
Eileen, qui souffre de diabète et d'ulcères fréquents, ressent une légère amélioration de son état de santé, notamment au niveau des jambes. « Ça commence à aller un tout petit peu mieux », dit-elle. Cette amélioration est un signe positif pour le duo, qui a décidé de prendre du recul par rapport aux réseaux sociaux « pour se faire oublier et aller de l'avant ».
Jonathan, optimiste, voit le verre à moitié plein : « On retrouve le moral. On respire plus sereinement pour préparer la suite, on est mieux ici. On essaie de se projeter, de reprendre une vie normale, de se réhabituer à dormir dans un vrai lit, et d'oublier le passé. »
Un soutien communal maintenu
Le CCAS d'Antibes continue de suivre leur dossier, même si la priorité est donnée aux situations plus urgentes. La Ville assure que les équipes communales restent mobilisées pour accompagner Eileen et Jonathan dans leurs démarches. Cette aide, combinée à leur propre détermination, leur permet d'envisager l'avenir avec plus de sérénité.
Cette histoire, qui avait ému les habitants d'Antibes, se termine bien pour le duo, qui retrouve progressivement une vie normale. Leur expérience rappelle l'importance de la solidarité et du soutien des institutions dans les moments difficiles.



