Malgré une interdiction temporaire de baignade en vigueur jusqu'au vendredi 14 août 2026 à midi en raison d'une pollution aux hydrocarbures, la plage des Ondes à Antibes était très fréquentée ce vendredi matin. De nombreux baigneurs ignoraient la restriction ou décidaient de la braver, attirés par une eau en apparence limpide.
Une interdiction peu respectée sur la plage des Ondes
L'arrêté municipal interdisait la baignade sur ce célèbre spot du cap d'Antibes depuis la veille, après la détection d'un « risque de pollution aux hydrocarbures » par la brigade nautique de la police municipale et les sapeurs-pompiers. La municipalité évoquait un « risque de dégradation de la qualité des eaux de baignade ». Bien que les promeneurs puissent toujours longer le rivage, une barrière et de la rubalise condamnaient l'accès au sable ce vendredi matin.
Un couple hésitait : « Nous ne savons pas trop quoi faire », confiait-il, avant de céder à la tentation en voyant l'eau claire et les groupes de baigneurs : « Finalement, je pense que nous allons y aller. » Ils soulevaient la rubalise quelques secondes avant le passage d'un véhicule de la police nationale, dont les agents étaient exaspérés.
Des baigneurs entre ignorance et défi
Une touriste, les pieds dans l'eau, affirmait avoir mal interprété les consignes : « Je pensais que c'était une interdiction liée aux feux d'artifice d'hier soir et que nous pouvions à nouveau venir nous baigner. » Cette confusion revenait dans presque toutes les bouches, malgré les trois totems « Baignade interdite » installés sur quinze mètres de plage.
Certains restaient prudents, comme cette femme aux lunettes de soleil : « Ça passe l'envie d'y faire trempette », admettait-elle, préférant ne pas se baigner. Deux coureurs décidaient également de repasser plus tard, « quand ce sera de nouveau ouvert ». D'autres, déjà dans l'eau, faisaient la moue, à l'image de cette baigneuse au maillot léopard : « On écourtera notre baignade dans ce cas-là. »
Certains préfèrent les hydrocarbures aux bactéries
Des baigneurs, serviettes à peine posées, feignaient l'ignorance : « L'eau est polluée aux hydrocarbures ? Bon, peut-être que nous n'allons pas aller dedans alors. On verra. » Un téméraire allait jusqu'à préférer la pollution chimique : « Les hydrocarbures, ça me dérange moins que les bactéries. À Saint-Laurent-du-Var, mercredi, il n'y avait vraiment personne sur la plage lorsque tout le monde a su que c'était des matières fécales. »
À midi, deux heures après son avertissement en ligne, la municipalité a annoncé la réouverture de la plage des Ondes à la baignade, une « bonne nouvelle » pour ceux qui avaient respecté les règles. La baignade est de nouveau autorisée, mettant fin à cette interdiction mouvementée.



