Un quinquagénaire habitant la région d'Alès, mis en examen pour corruption de mineurs et incarcéré depuis le 18 juin 2026, a comparu mercredi devant la chambre de l'instruction pour demander sa remise en liberté. La cour d'appel rendra son arrêt ce vendredi 3 juillet.
Des photos sexuelles vendues par deux adolescentes
L'affaire a débuté lorsqu'une mère de famille a découvert des envois suspects de sa fille vers l'adresse d'un individu. Les échanges, via des messageries électroniques, révélaient des photos des parties intimes d'adolescentes. Une plainte a été déposée, et l'enquête a montré que deux mineures auraient vendu des photos sexuelles à l'adulte, qui les aurait payées. L'une des adolescentes a déclaré avoir été menacée pour envoyer les photos, tandis que l'autre assume avoir fait payer et ne se considère pas comme victime, selon les informations recueillies à l'audience.
L'avocate du suspect conteste la détention
L'avocate du quinquagénaire s'est dite stupéfaite de l'incarcération de son client, soulignant qu'il a un emploi, une famille et des garanties de représentation. Elle estime qu'une relaxe est probable, car le suspect a seulement accepté de payer pour des photos. Le président Teissier l'a recadrée, lui demandant de ne plaider que sur les critères de la libération et de la détention provisoire, et non sur le fond du dossier. L'avocate a alors argumenté qu'il n'y a aucun risque de réitération.
L'avocat général demande le maintien en détention
De son côté, l'avocat général a requis le maintien en détention pour éviter les pressions sur les témoins. La cour d'appel rendra sa décision ce vendredi 3 juillet, déterminant si le quinquagénaire restera incarcéré ou sera libéré sous conditions.



