Extorsion à Alès : un détenu de 28 ans incarcéré après 600 appels menaçants
Alès : un détenu incarcéré après 600 appels menaçants

Un homme de 28 ans, suspecté d'avoir passé près de 600 appels téléphoniques menaçants à des commerçants d'Alès et de ses environs entre juillet et août 2026, a été incarcéré mardi après son défèrement au palais de justice d'Alès. Il doit être jugé jeudi en comparution immédiate. L'enquête, menée tambour battant par les gendarmes, a permis d'identifier le principal suspect des tentatives d'extorsion qui ont visé de nombreux commerçants et artisans de la région.

Des menaces téléphoniques depuis la prison de Nîmes

Depuis juin, de nombreux commerçants à Alès et dans les environs ont fait l'objet de menaces par téléphone. Contactés par de mystérieux interlocuteurs, les commerçants et des artisans devaient remettre des fonds. Pour appuyer leurs dires, le ou les auteurs des appels n'hésitaient pas à menacer leurs victimes en donnant des précisions sur leur identité, leur adresse ou celles de proches, tout en transmettant des photos de personnes ligotées.

Une enquête pour extorsion et tentative d'extorsion a été diligentée par le parquet d'Alès. Les gendarmes des brigades de recherches d'Alès et de Bagnols-sur-Cèze ont lancé de nombreuses investigations. Une ligne de téléphone revenait souvent dans les appels aux commerçants. Elle émanait d'un individu détenu à la maison d'arrêt de Nîmes.

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La découverte d'un iPhone lors d'une fouille en cellule

Le 12 août, les gardiens de la maison d'arrêt de Nîmes ont découvert un iPhone lors de la fouille d'une cellule occupée par trois détenus. Le téléphone a été exploité par les enquêteurs, qui ont pu déterminer que cette ligne avait permis d'appeler près de 600 numéros. Selon le journal d'appel du téléphone saisi, plus de 600 personnes auraient été contactées.

Le suspect a été placé en garde à vue le 28 août à Bagnols-sur-Cèze, puisque d'autres dossiers de ce type ont émergé. Selon une source proche de l'enquête, le mis en cause aurait passé seul les appels depuis sa cellule et reconnaîtrait globalement les faits. L'homme a été déféré mardi au palais de justice d'Alès et, après l'audience devant le juge des libertés et de la détention, il a de nouveau été incarcéré.

Un jugement en comparution immédiate jeudi

L'homme devrait être jugé ce jeudi en procédure de comparution immédiate au palais de justice d'Alès. Ce volet pénal ne porte que sur les tentatives d'extorsion. Le parquet de Nîmes est toujours en charge des faits d'extorsion. Cette affaire illustre l'ampleur des menaces téléphoniques qui ont visé les commerçants de la région cet été, et la réponse judiciaire apportée par les autorités.

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