L'homme de 32 ans qui avait ouvert le feu dans un centre d'accueil pour migrants à Stade, dans le nord de l'Allemagne, le 18 juillet 2026, s'est suicidé en prison, a annoncé la police allemande ce mardi 21 juillet. L'attaque avait fait deux morts et plusieurs blessés.
Un acte prémédité ?
Selon les enquêteurs, l'auteur, un Allemand d'origine serbe, s'était rendu aux autorités peu après les faits. Il était placé en détention provisoire dans une prison de la région de Hambourg. Lundi soir, il a été retrouvé pendu dans sa cellule. Les tentatives de réanimation ont échoué.
Les motivations de l'attaquant restent floues. Les premiers éléments indiquent qu'il aurait agi seul, mais les enquêteurs n'excluent pas une radicalisation. "Nous examinons ses antécédents et ses contacts pour déterminer s'il a été influencé par une idéologie extrémiste", a déclaré un porte-parole de la police de Basse-Saxe.
Un bilan humain lourd
Le bilan de l'attaque est de deux morts : un résident du centre et un employé. Six autres personnes ont été blessées, dont deux grièvement. Les victimes étaient principalement des demandeurs d'asile originaires d'Afrique et du Moyen-Orient.
L'attaque a suscité une vive émotion en Allemagne. Le chancelier Olaf Scholz a condamné "un acte odieux" et appelé à la vigilance contre la montée des violences xénophobes. "Nous ne tolérerons pas que des innocents soient attaqués en raison de leur origine ou de leur religion", a-t-il déclaré.
Un contexte de tensions migratoires
Cet incident survient dans un contexte de débats houleux sur la politique migratoire allemande. Plusieurs attaques contre des centres d'accueil ont été recensées ces dernières années, alimentant les inquiétudes des associations de défense des migrants. Selon le ministère de l'Intérieur, 1 242 actes de violence contre des réfugiés ont été commis en 2025, en hausse de 15 % par rapport à 2024.
Le suicide du suspect met fin à l'enquête judiciaire, mais les autorités entendent poursuivre les investigations sur les éventuels complices. "La justice suivra son cours, même si le principal accusé n'est plus là", a assuré le procureur de la République.



