MHR : le staff de Caudullo sacré meilleur staff de la saison à la Nuit du rugby
MHR : le staff de Caudullo sacré meilleur staff de la saison

Le staff du Montpellier Hérault Rugby (MHR), conduit par Joan Caudullo, a été distingué lundi 29 septembre lors de la Nuit du rugby à l'Olympia, à Paris. Il a reçu le trophée du meilleur encadrement de la saison 2025-2026, une récompense obtenue après une saison marquée par 25 victoires en 28 matchs. Cette équipe, encore néophyte à ce niveau, devance le Stade Toulousain d'Ugo Mola et la Section Paloise de Sébastien Piqueronies.

Une récompense inattendue pour un staff discret

L'ambiance strass et paillettes n'est pas vraiment leur univers. Mais c'est aussi la rançon de la gloire : accepter d'être sous les projecteurs. En accédant à une finale du Top 14, en remportant le Challenge et en enchaînant 25 victoires en 28 matchs, il était difficile pour Joan Caudullo et ses troupes de rester dans l'ombre, là où ils se sentent pourtant le mieux. C'est donc devant l'ensemble du rugby français réuni à l'Olympia que l'encadrement du MHR s'est vu remettre ce prix.

Les visages étaient encore marqués par la défaite de la veille à Toulouse (40-18). Lundi soir, seuls Geoffrey Doumayrou (défense), Antoine Battut (touche) et Gaëlle Mignot (attitudes au contact, rucks et suivi des meilleurs jeunes) manquaient à l'appel. Joan Caudullo (manager), Benoît Paillaugue (attaque), Didier Bès (mêlée), Jérémy Valls (jeu au pied), Benson Stanley (rucks) et Jesse Mogg (sorties de camp, suivi des jeunes) sont montés sur l'estrade, Caudullo en tête.

« On ne s'attendait pas à être devant vous »

« On ne s'attendait pas à être devant vous, parce qu'on n'a pas gagné (le championnat), a déclaré, dans un sourire, le manager. On représente tous les staffs de France qui bossent tellement dur. Il faut remercier aussi le président Mohed Altrad ainsi que Bernard Laporte, notre directeur sportif, précieux par son expérience. Puis ce sont tous les gens d'un club qu'il faut citer, parce qu'ils œuvrent au quotidien pour la réussite du MHR. Et, évidemment, les joueurs, qui nous ont suivis au début puis qui nous ont tirés ensuite. »

Ce trophée récompense plusieurs choses. D'abord, l'audace du président Mohed Altrad lorsqu'il a décidé de nommer cet encadrement, certes à l'ADN montpelliérain mais encore néophyte à ce niveau. Ensuite, la mission que s'est lancée ce staff : conscient de son manque de maturité, il a redoublé d'efforts pour prouver qu'il pouvait y arriver. La première année a été celle de la découverte, la deuxième celle du décollage, arrivé plus tôt que prévu.

Didier Bès, l'expérience au service du collectif

Si le manque d'expérience est souvent évoqué, quelques anciens apportent leur science, comme Didier Bès (60 ans), le « Monsieur Mêlée » du club, coach depuis plus de vingt ans et emblème du MHR. Il raconte ce staff et son évolution : « La première année, le but était de trouver le bon équilibre, le bon fonctionnement, s'assurer que chacun respecte son couloir. La réussite de la deuxième année est arrivée plus vite que prévue. Tant mieux, quand ça arrive, il faut prendre. Chacun a trouvé son rythme de croisière et il y avait une forme de challenge pour que chaque secteur soit le plus performant possible. »

Interrogé sur son rôle auprès de jeunes coéquipiers, Didier Bès répond : « Ça ne m'a jamais dérangé, ça ne m'a même jamais traversé l'esprit. Surtout que ce sont tous des travailleurs. Pour moi, quand t'es dans un staff, tu fais ton job. Après, il y a une hiérarchie à respecter. Tu la respectes pas, tu sors. » Apparemment, tout le monde l'a respectée.

Si rien n'est officialisé, la majeure partie du staff devrait être reconduite derrière Joan Caudullo, manager du club jusqu'en 2029. Mais au moins deux membres ne seront plus là en juin prochain.