La municipalité de Contes, dirigée par le maire Francis Tujague, poursuit sa politique d'apaisement de la circulation dans la vallée du Paillon. Lors du dernier conseil municipal, les élus ont validé la troisième tranche des travaux de voirie à la Roseyre, un programme de réfection des routes de la zone d'activités du hameau de la Pointe, estimé à 650 000 euros. Ce projet comprend notamment l'enfouissement du réseau alimentant l'éclairage public, la réfection du revêtement de la chaussée et la construction de trottoirs.
Des écluses en remplacement des ralentisseurs
Ce programme confirme un changement d'approche dans la politique d'incitation à ralentir sur cet axe fortement emprunté par les poids lourds. La municipalité a abandonné les dos-d'âne et autres ralentisseurs au profit des écluses, des dispositifs qui ont déjà commencé à être installés dans le secteur. Ces aménagements visent à contraindre les véhicules à réduire leur vitesse, mais leur multiplication suscite des inquiétudes.
L'opposition redoute des camions bloqués
Daniel Sfecci, leader de l'opposition au maire (PCF), s'inquiète des conséquences de ces écluses sur la circulation des poids lourds. Il souligne « la difficulté éventuelle de certains camions qui n'ont plus de manœuvre facile avec ce système » et interroge : « Qu'est-il prévu en cas de problème ? » Pour lui, le risque est que des camions restent bloqués dans ce secteur où transitent de nombreux véhicules de transport.
La municipalité se veut rassurante
Le premier adjoint au maire délégué aux Travaux, Alain Alessio, se dit « très attentif aux retours des entreprises afin de pouvoir s'adapter ». Il rappelle que « par le passé, nous avons déjà raccourci des écluses » et que « pour l'heure, nous n'avons aucune demande en ce sens ». Le maire Francis Tujague a appuyé ces propos : « Si besoin, une écluse est modifiable. Tout, dans ce secteur, est adapté pour la sécurité des routiers mais aussi des piétons, de plus en plus nombreux. »
Le maire a également justifié l'installation de trottoirs dans cette zone d'activités qui, selon lui, « s'est faite toute seule au gré des installations des entreprises ». Il a conclu : « Nous mettons aujourd'hui un peu d'ordre dans ce qui fut le désordre d'origine. »