Affaire des viols libertins en Gironde : un procès historique
Affaire des viols libertins en Gironde : procès historique

Le procès de cinq hommes accusés de viols lors de soirées libertines en Gironde s'ouvre ce lundi devant la cour criminelle de Bordeaux. Les faits, qui se sont déroulés entre 2015 et 2018, impliquent des femmes qui auraient été droguées à leur insu avant d'être agressées sexuellement.

Des soirées sous l'emprise de drogues

Selon l'accusation, les organisateurs de ces soirées échangistes administraient des substances à leurs victimes, les rendant incapables de consentir. Les plaignantes, âgées de 20 à 40 ans, témoignent de pertes de mémoire et de sensations d'évanouissement. L'enquête a révélé que des produits comme le GHB, aussi appelé « drogue du viol », étaient utilisés.

Les cinq prévenus, âgés de 35 à 55 ans, sont poursuivis pour viols en réunion et administration de substances nocives. Ils encourent jusqu'à 20 ans de réclusion criminelle. Le procès, prévu pour durer trois semaines, doit entendre une vingtaine de témoins.

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Un phénomène sous-estimé

Cette affaire met en lumière la face sombre des soirées libertines, où le consentement est parfois mis de côté. Selon une étude de l'Observatoire des violences sexuelles, 12 % des femmes ayant participé à des échangistes déclarent avoir subi une agression sexuelle. « Le libertinage n'est pas une excuse pour la violence. Le consentement doit être clair et non altéré par des substances », a déclaré Me Sophie B., avocate de deux parties civiles.

Les associations féministes saluent l'ouverture de ce procès, qui pourrait faire jurisprudence. « C'est un signal fort envoyé aux agresseurs. Les victimes sont enfin entendues », a commenté la présidente de l'association Osez le Féminisme.

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