L'eurodéputée insoumise Emma Fourreau a remis sur le devant de la scène le phénomène du « divorce alpin », qui consiste à abandonner sa partenaire en randonnée. Dans une publication sur X (anciennement Twitter) datée du 13 août 2026, elle qualifie cette pratique de « forme de violence conjugale » et de phénomène « de plus en plus fréquent ». Elle souligne que « l'été et le retour des randonnées nous rappellent que la violence patriarcale s'exerce sur tous les terrains » et que « notre lutte féministe est nécessaire partout et tout le temps ».
Un drame en Autriche comme exemple
Pour étayer son propos, Emma Fourreau évoque le cas de Grossglockner, en Autriche, survenu en janvier 2025. Une femme de 33 ans est morte de froid, abandonnée par son petit ami en pleine nuit alors qu'ils entreprenaient l'ascension du plus haut sommet du pays. L'homme, plus expérimenté en haute montagne que sa compagne, a été reconnu coupable d'homicide par négligence grave en février 2026 et condamné.
Si aucune étude chiffrée ne permet de mesurer l'ampleur de ces faits, l'eurodéputée s'appuie sur des témoignages partagés en ligne. Elle évoque des femmes laissées seules « sans eau, sans nourriture, sans carte ni GPS ». Ces récits, largement diffusés sur les réseaux sociaux ces derniers mois, ont contribué à populariser le terme « divorce alpin ».
Des réactions contrastées
La chroniqueuse Sophia Aram a réagi à ces propos dans un post Instagram : « Merci Emma “Brockovich” Fourreau de dénoncer la violence faite aux randonneuses abandonnées pendant leur balade. » Cette référence à l'héroïne du film éponyme souligne le soutien apporté à l'eurodéputée.
Cependant, certains internautes critiquent la dénonciation, y voyant une forme de misogynie. Ils estiment que l'eurodéputée laisse entendre que les femmes seraient incapables de retrouver seules leur chemin ou de mener à bien une randonnée. On peut lire sur les réseaux : « C'est extrêmement sexiste ce que tu dis ! Honte sur toi. Tu considères les femmes comme faibles et perdues sans leur homme ? » ou encore : « Les femmes ne peuvent pas retrouver seules un chemin ? Elles ne sont plus fortes et indépendantes d'un coup ? »
Un débat qui interpelle
Cette prise de position relance le débat sur les violences faites aux femmes dans des contextes souvent ignorés. Alors que les randonnées estivales battent leur plein, la question de la sécurité des femmes en montagne et des responsabilités des accompagnateurs se pose avec acuité. L'eurodéputée insiste sur la nécessité de poursuivre la lutte féministe sur tous les terrains, y compris dans les espaces naturels. Les associations de défense des droits des femmes pourraient s'emparer du sujet pour sensibiliser le public et encourager les victimes à témoigner.



