La mathématicienne sino-américaine Hong Wang, 37 ans, a été co-lauréate de la médaille Fields 2026, la plus prestigieuse récompense en mathématiques, décernée tous les quatre ans. Elle est la première femme à recevoir ce prix depuis la mathématicienne iranienne Maryam Mirzakhani en 2014. Wang a consacré une partie de son discours de remerciement à saluer la qualité de la formation française, où elle a effectué une partie de ses études.
Une carrière marquée par la France
Née en Chine, Hong Wang a obtenu une licence à l'université de Pékin avant de poursuivre un master à l'université Paris-Sud (aujourd'hui université Paris-Saclay). Elle y a été formée par des mathématiciens de renom, notamment Jean-Michel Bismut. Elle a ensuite soutenu sa thèse à l'université de Chicago sous la direction de Carlos Kenig. Wang est aujourd'hui professeure à l'université Northwestern aux États-Unis.
Des travaux sur les équations aux dérivées partielles
La médaille Fields récompense ses travaux sur les équations aux dérivées partielles, en particulier sur le problème de la régularité des solutions. Ses recherches ont des applications dans des domaines aussi variés que la physique, la mécanique des fluides et l'économie. « C'est un honneur immense, a-t-elle déclaré lors de la cérémonie. Je suis reconnaissante envers tous mes mentors, en particulier ceux qui m'ont formée en France. »
Un palmarès diversifié
Les quatre médaillés Fields 2026 sont Hong Wang, le mathématicien américain James Maynard (spécialiste de la théorie des nombres), le Français Hugo Duminil-Copin (spécialiste de la physique statistique) et le Russe Alexander Logunov (spécialiste de la géométrie). La médaille Fields, créée en 1936, est attribuée à des mathématiciens de moins de 40 ans. Sur les 64 lauréats, seules deux femmes ont été récompensées : Maryam Mirzakhani et Hong Wang.
La formation française en lumière
Le président de l'université Paris-Saclay, Sylvain Retailleau, a salué cette reconnaissance : « La médaille Fields de Hong Wang illustre l'excellence de la formation mathématique française, qui attire les meilleurs talents du monde entier. » Wang elle-même a insisté sur l'importance de l'environnement scientifique français : « J'ai beaucoup appris en France, non seulement les mathématiques, mais aussi une certaine rigueur et une façon d'aborder les problèmes. »



