La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) du Gard, première fédération de parents d'élèves du département, tient son congrès annuel ce mardi 23 juin. L'occasion de rappeler les engagements qui la mobilisent au quotidien.
Une table ronde sur le droit à la scolarité
Chaque année, pour son congrès, la FCPE du Gard propose une table ronde. « Cette année, avec DEI-Gard (Défense des enfants internationale), association partenaire, on échangera sur Comment faire du droit à la scolarité une réalité concrète pour chaque enfant ? », explique Sabrina Girault, présidente de la FCPE30 depuis deux ans.
« On peut toujours faire mieux », développe-t-elle en pointant le suivi des élèves à besoin éducatif particulier, la parfois chaotique inclusion du handicap à l’école et le manque d’AESH (accompagnants d'élèves en situation de handicap). « Avec une AESH mutualisée une heure par semaine, comment répond-on aux besoins de l’enfant ? »
Fermetures de classes et effectifs surchargés
La récente carte scolaire, qui a entériné 58 fermetures de classes dans le Gard, apporte de l’eau au moulin de la FCPE. « Classes surchargées, remplacements compliqués ou inexistants, c’est dramatique… On fait remonter ces problèmes depuis des années. Faisons de la baisse de la démographie une chance pour avoir des classes moins chargées pour mieux travailler ensemble », insiste Sabrina Girault.
Le Gard est pilote pour la mise en place du Pôle d’appui à la scolarité (Pas), un dispositif de repérage et d’accompagnement des élèves les plus fragiles. Il sera étendu au nord du département à la rentrée, puis à tout le département en 2027. « Ça va dans le bon sens, que chaque enfant aille à l’école ordinaire dans les meilleures conditions possibles selon son profil », espère la présidente.
Canicule et adaptation au climat
La question de la canicule et de l’adaptation au climat n’est plus conjoncturelle mais bien structurelle. « À Alès, il fait 35 degrés dans les classes, à Nîmes, la mairie fournit des brumisateurs, à Bagnols, les écoles sont carrément fermées ! », résume Sabrina Girault. « L’urgence climatique est aussi importante que le manque d’AESH. »
Une piste ? « Adapter le rythme des journées mais aussi celui de l’année, en réfléchissant les vacances différemment », propose-t-elle.



