Saint-Laurent-du-Var : 6 000 arbres en 12 ans contre la chaleur
6 000 arbres en 12 ans à Saint-Laurent-du-Var

À la suite d’une consultation publique sur les effets de la canicule, la municipalité de Saint-Laurent-du-Var dirigée par Joseph Segura (Nouvelle Énergie) depuis 2014 annonce un plan « ombre et fraîcheur ». Objectif : planter 6 000 à 7 000 arbres en douze ans, prioritairement en cœur de ville et dans les secteurs les plus exposés.

Une consultation révélatrice

Lancée par Nice-Matin, la consultation a recueilli une centaine de réponses. Deux tiers des participants évaluaient l’inconfort lié à la canicule à plus de 8 sur 10, et 40 % disaient être systématiquement dissuadés de fréquenter les commerces ou de se promener en journée. « Ces chiffres traduisent un ressenti réel que la Ville prend au sérieux », a réagi la municipalité par communiqué.

Planter utilement et au bon endroit

« Planter davantage, mais surtout utilement. Créer de l’ombre où les habitants en ont besoin », affirme Joseph Segura. La commune compte actuellement 11 000 à 15 000 arbres, mais une grande partie se concentre dans les forêts communales et les espaces périphériques. Les quartiers denses, rues commerçantes, arrêts de bus, places minérales et cheminements piétons restent les plus exposés. La municipalité souhaite « ramener l’arbre où vivent les habitants ».

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En exemple, le chantier de l’avenue De-Gaulle a permis de multiplier par 2,5 le nombre d’arbres et par 8 les surfaces végétalisées, tout en utilisant des revêtements plus clairs et perméables. L’objectif est de passer d’environ 4 arbres pour 10 habitants à 6 d’ici 2038, soit les 6 000 à 7 000 arbres promis.

Des leviers complémentaires

La Ville insiste : planter ne suffit pas. Le plan repose sur plusieurs axes : arbres, sols perméables, ombrages, eau raisonnée, protections solaires, bâtiments publics, lieux frais et parcours piétons protégés. Là où la plantation n’est pas possible, la municipalité promet « pergolas, voiles d’ombrage, assises mieux positionnées, protections solaires, revêtements adaptés, sols désimperméabilisés ».

Une méthode sans brutalité

« La méthode sera déterminante », souligne la mairie. Saint-Laurent-du-Var est une ville dense, contrainte par ses réseaux, ses axes et son histoire urbaine. Elle ne se transforme pas d’un claquement de doigts, mais peut évoluer quartier par quartier, sans sacrifier l’accessibilité, la sécurité, les commerces et le fonctionnement quotidien. « Sans brutalité et sans immobilisme », dans la concertation, pour ne pas opposer arbres et commerces, fraîcheur et stationnement.

Pas de grand chantier avenue Leclerc

Les répondants ont pointé le manque d’ombre avenue du Général-Leclerc. La mairie n’y lancera pas de grand projet. « Après les travaux de l’avenue De-Gaulle, les Laurentins nous ont dit avoir besoin d’une pause », justifie Joseph Segura. La Ville identifiera les points les plus chauds, étudiera les largeurs de trottoirs, réseaux, accès, livraisons, arrêts de bus, puis déterminera ce qui peut être fait sans désorganiser le cœur de ville : plantations ponctuelles, ombrages ciblés, mobilier mieux positionné, amélioration des revêtements, dispositifs estivaux temporaires et végétalisation par petites touches.

Concernant le nouveau square Benès, jugé « orienté plein sud et minéral », la Ville assure avoir multiplié par quatre la surface végétalisée, en tenant compte des jardinières de la rue Bermond.

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