Un randonneur de 66 ans est mort mercredi 19 août à Verel-de-Montbel, en Savoie, après une chute de 30 mètres sur un sentier pourtant interdit d'accès par arrêté municipal. La victime s'était engagée vers la grotte de Mandrin malgré les risques majeurs d'éboulement signalés par la commune.
Un duo qui se sépare face au danger
Ce mercredi 19 août, deux sportifs sont partis du col du Banchet en direction de la grotte de Mandrin, comme le rapportent nos confrères du Dauphiné Libéré. Alors qu'ils progressaient sur un sentier interdit par arrêté municipal en raison de nombreuses chutes de pierres, le duo a pris conscience du danger. L'un des deux randonneurs a alors choisi de rebrousser chemin, tandis que son compagnon de route, un homme de 66 ans, a décidé de persister dans son ascension. Une décision qui lui a probablement coûté la vie.
Une chute fatale de 30 mètres
Quelques minutes après s'être séparé de son compagnon, aux alentours de 15 heures, le sexagénaire s'est retrouvé accroché à la paroi rocheuse. Alertés de cette situation précaire, les sapeurs-pompiers ont rapidement engagé leurs secouristes en montagne. Mais en vain. Avant l'arrivée des secours, le randonneur a chuté, finissant 30 mètres plus bas. Il n'a pas survécu. Son corps a été récupéré par les pompes funèbres.
Des accidents mortels récurrents en montagne
Les accidents mortels ne sont pas rares dans les massifs de l'Hexagone. Ainsi, lundi 17 août, le corps sans vie d'un jeune randonneur de 23 ans, originaire de Montpellier, a été découvert au pied du Pic Saint-Loup. Il était parti seul la veille pour courir autour du massif héraultais, en passant notamment par les crêtes.
Ces drames soulèvent régulièrement la question de la facturation des interventions de secours aux randonneurs imprudents, un débat récurrent dans les territoires de montagne.



