Depuis que la possibilité lui est donnée, le maire de Tourves, Jean-Michel Constans, a déjà procédé à quelques rappels à la loi. La sécurité à Tourves évolue avec la nomination de Christian Petroni comme chef de la police municipale, suite au départ du responsable de service. Pour atteindre l'objectif de cinq agents, conformément aux promesses électorales, deux recrutements ont été effectués : Jean-Luc Angelini (policier municipal) et Manon Fini (agent de surveillance de la voie publique). Des patrouilles en VTT sont en place depuis avril, et des patrouilles nocturnes depuis cet été, intervenant une à deux nuits par semaine. Un travail étroit est mené avec le Comité communal feux de forêt, notamment pour éviter le stationnement sauvage dans les gorges du Caramy.
Lutte contre les dépôts sauvages
Concernant la problématique des dépôts sauvages, le maire précise qu'une quinzaine de verbalisations ont été dressées, 80 avertissements donnés et 136 dépôts filmés ou identifiables depuis janvier. Pour limiter davantage les infractions, des pièges photographiques seront ajoutés aux 52 caméras de vidéoprotection. Les policiers municipaux, sollicités avec les services techniques pour la sécurisation du centre-ville, œuvrent également auprès des scolaires dans le cadre du savoir rouler à vélo et d'une sensibilisation à la sécurité routière lancée par le conseil des jeunes citoyens.
Unité d'aide aux victimes
La véritable évolution de la politique sécuritaire à Tourves est l'unité d'aide aux victimes, en place depuis deux ans et officialisée auprès du procureur de la République. Dirigée par Mike Canto, elle permet à la police municipale d'accompagner les victimes dans les moments difficiles, au-delà de la simple sécurité. « Une mère de famille en pleurs a appelé un jour parce que le cathéter alimentant son nourrisson venait de casser et qu'aucun service ne pouvait intervenir immédiatement. En lien avec un professionnel de santé au téléphone, nous avons pu faire une réparation provisoire jusqu'à l'arrivée d'un infirmier », raconte Mike Canto. Pour le responsable, « cela reste une mission peu classique pour des policiers municipaux. En revanche, nous sommes les premiers à détecter les signaux faibles et pouvons intervenir avant que la situation ne bascule. »
Missions variées et disponibilité
Mike Canto détaille les missions de l'unité : « En deux ans, en lien étroit avec le CCAS et les assistantes sociales de la commune et du Département, nous avons accompagné des victimes de harcèlement scolaire, de violences physiques, d'extorsions, d'agressions sexuelles, mais aussi des personnes souffrant d'alcoolisme, de dépression, de troubles psychiatriques, vivant dans des logements insalubres ou sans domicile. » Pour ces cas, y compris les violences intraconjugales, l'emprise psychologique ou les situations de grande vulnérabilité, l'unité accompagne physiquement la victime devant un officier de police judiciaire pour le dépôt de plainte. « Nous restons à ses côtés jusqu'à la fin de l'audition et assurons une disponibilité physique et téléphonique 24h/24, 7j/7, aussi longtemps que sa sécurité n'est pas pleinement assurée. » Mike Santo résume : « Nous sommes un véritable acteur de la protection humaine. » Le maire Jean-Michel Constans confirme : « Cette unité permet d'anticiper des situations avant qu'elles ne se compliquent. »



