Jeudi, le tribunal a condamné Laurent Froger, maire de Chalonnes-sur-Loire (Maine-et-Loire), à trois ans de prison, dont six mois ferme avec mandat de dépôt. Quelque 4.500 images et vidéos pédopornographiques ont été retrouvées sur ses appareils. L'élu de 63 ans devra suivre des soins pendant trois ans et sera inscrit au fichier des auteurs d'infractions sexuelles. Il est également privé de ses droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans et interdit d'exercer une activité auprès de mineurs.
Des consultations quotidiennes jusqu'à la veille de l'interpellation
Le procureur Éric Bouillard a souligné : « Il a consulté les fichiers jusqu'à la veille de son interpellation. Ces consultations étaient quotidiennes. » L'enquête a débuté en 2024 dans la Manche après la découverte de fichiers échangés sur Telegram. Les investigations de la section de recherches de Caen ont permis d'identifier Laurent Froger parmi les destinataires.
Les déclarations de l'accusé et de son avocate
À l'audience, son avocate a déclaré que « quelque chose a déraillé sans qu'il ne sache vraiment pourquoi ». Laurent Froger a affirmé : « Je voulais savoir qui se cachait derrière ces pseudos un peu effrayants. » Il a ajouté : « Je prenais peut-être du plaisir, mais pas de la façon dont vous le pensiez. Je n'ai eu aucune jouissance sur ce type de photos ou vidéos, je vous l'affirme. »



