Une trentaine de gendarmes a été mobilisée ce vendredi après-midi à La Farlède pour une vaste opération de contrôles routiers ciblant l'alcool et les stupéfiants. Le dispositif, déployé à l'heure de pointe, visait également à lutter contre les nouvelles pratiques du trafic de drogue, notamment les livraisons en voiture. Les militaires ont relevé quatre conduites sous stupéfiants, une alcoolémie délictuelle et deux conduites malgré des annulations de permis.
Un dispositif renforcé aux entrées de la commune
Vendredi, à 16 heures, alors que les automobilistes quittent le travail et que la circulation s'intensifie, une trentaine de gendarmes a été déployée sur plusieurs points de contrôle aux entrées de La Farlède. Épaulée par la brigade motorisée (BMO), une équipe cynophile spécialisée dans la recherche de stupéfiants et d'autres renforts, la brigade de gendarmerie de la commune a réalisé cette opération sous le regard du maire.
Au programme des contrôles : dépistage de l'alcoolémie et recherche de stupéfiants. Sous réquisition du procureur de la République, les militaires pouvaient également fouiller les véhicules, ouvrir les coffres et laisser les chiens utiliser leur flair pour détecter des substances illicites.
Lutter contre les conduites addictives et le « Uber-shit »
« Le but de cette opération, c'est de lutter contre la hausse des conduites addictives », explique le lieutenant Jean-Baptiste Jaillet, commandant de la brigade. Dans son viseur, les consommateurs bien évidemment, mais aussi les livreurs. « Sur la circonscription, il n'y a pas de point de deal identifié mais les dealers viennent livrer en voiture directement. C'est le Uber-shit », ajoute-t-il.
Le militaire en profite pour inviter les automobilistes à ne pas signaler les points de contrôle sur les applications comme Waze. « Signaler les gendarmes sur Waze, c'est participer et aider le trafic de stupéfiants », estime-t-il, en appelant au civisme.
Un message de présence et un bilan chiffré
Au-delà des sanctions, le dispositif se veut aussi un message : « On veut montrer qu'on est là, on est sur le terrain », résume le lieutenant. Une politique qui se traduit aussi en chiffres. Au moment de lever le point de contrôle, la gendarmerie annonce avoir relevé quatre conduites sous stupéfiants, une alcoolémie délictuelle (égale ou supérieure à 0,80 g/l de sang), deux conduites malgré des annulations de permis, et diverses infractions (défaut d'assurance, téléphone au volant, non port de la ceinture, absence de contrôle technique…).



