Nouveaux couvre-feux ciblés annoncés ce mardi soir par Sébastien Lecornu
Nouveaux couvre-feux ciblés annoncés ce mardi soir

Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé mardi 20 octobre que de nouveaux couvre-feux ciblés seront décidés ce soir par les préfets, alors que les violences survenues samedi en marge des manifestations continuent de mobiliser le gouvernement. Les restrictions nocturnes, déjà instaurées dans plusieurs grandes villes, devraient être étendues ou prolongées, notamment en prévision d'un rassemblement prévu ce samedi.

Un retour au calme constaté dans les villes concernées

Selon Sébastien Lecornu, les couvre-feux partiels mis en place lundi soir dans des villes comme Paris, Lyon, Lille ou Nice ont permis un retour au calme. Le Premier ministre a salué l'efficacité de ces mesures, tout en précisant que la situation reste sous surveillance. Si certaines interdictions ne s'appliquaient, pour l'instant, qu'à la nuit de lundi à mardi, comme à Paris, d'autres, notamment à Bordeaux et Nice, doivent durer plusieurs jours.

Ce mardi, le gouvernement poursuit ses réunions avec différents acteurs, notamment les représentants des entreprises qui seront reçus au ministère de l'Économie. Un conseil des entreprises exceptionnel doit se tenir à 11 heures à Bercy, en présence d'organisations patronales, de fédérations de commerçants, d'artisans, de restaurateurs, de banques et assurances, ainsi que des ministres de l'Économie, du Travail, de l'Action et des Comptes publics, et des PME.

2 513 gardes à vue et 67 incarcérations après les violences

Le Garde des Sceaux a annoncé que 2 513 gardes à vue sont toujours en cours et que 67 personnes avaient été incarcérées après les violences du week-end. Gérald Darmanin a également demandé « à tous les parquets de France de passer en qualification de criminalité organisée », permettant de faire passer les gardes à vue de 48 à 72 heures.

Ces mesures interviennent après des violences extrêmes qui ont frappé le pays en marge des manifestations du 17 octobre, à l'appel notamment des gilets jaunes. Des dégradations et des pillages ont été signalés dans plusieurs villes, dont Nîmes, où un rassemblement républicain pour les victimes a eu lieu devant la mairie.

Les préfets décideront des nouvelles restrictions nocturnes

Les préfets décideront ce soir de nouvelles restrictions nocturnes ciblées, alors qu'un rassemblement est prévu ce samedi. Ces décisions devraient être annoncées à l'issue des réunions gouvernementales. Le gouvernement entend ainsi éviter une répétition des violences du week-end, qui ont conduit à des scènes de chaos dans plusieurs villes françaises.

Le Medef Hérault Montpellier a publié un manifeste après les pillages et violences urbaines du 17 octobre, dénonçant « l'idée que les confrontations et la destruction seraient une forme ordinaire d'expression ». Les maires du bassin de Thau, notamment ceux de Sète, Frontignan, Mèze, Balaruc-les-Bains et Loupian, ont exprimé leur solidarité avec les villes frappées par les dégradations.