Le Premier ministre Sébastien Lecornu a demandé mercredi à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) de constituer une « nouvelle unité cyber » afin d’offrir une « réponse opérationnelle plus réactive » aux cyberattaques qui visent la France, en particulier le récent vol de données de la Direction générale des finances publiques (DGFiP).
Une réponse opérationnelle urgente face aux cyberattaques
Dans un courrier adressé au secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale, dont les services chapeautent l’ANSSI, le Premier ministre écrit : « Il y a urgence à concevoir et conduire sans délai une réponse opérationnelle plus réactive et plus forte aux cyberattaques que l’État rencontre actuellement. Il faut reprendre l’initiative sur le terrain. »
Le chef du gouvernement demande également qu’une « proposition d’organisation et de règle d’engagement de cette nouvelle unité » lui soit présentée d’ici vendredi. Cette demande intervient après la reconnaissance par Lecornu que « peu de ministères sont au niveau requis » en matière de cybersécurité, ajoutant que « ce n’est pas acceptable ».
Un audit approfondi déjà ordonné
Lundi, le Premier ministre avait déjà demandé à l’ANSSI de réaliser un « audit approfondi » sur le vol de données ayant affecté la DGFiP. La France figure parmi les pays les plus ciblés par des cyberattaques, en raison de l’attractivité de ses données mais aussi de certaines faiblesses de ses défenses, selon le chef du gouvernement.
La nouvelle unité cyber devra permettre à l’État de reprendre l’initiative sur le terrain face à des menaces croissantes. Le secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale est chargé de présenter une proposition concrète d’organisation et de règles d’engagement pour cette unité d’ici la fin de la semaine.



