Ce mardi 29 septembre, la fonction publique est en grève nationale, et le Var ne fait pas exception. Quatre manifestations sont prévues dans le département, à l'appel de l'intersyndicale (CFDT, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, Unsa). Cette journée de mobilisation intervient à la veille du dépôt du projet de loi de finances 2027 à l'Assemblée nationale.
Un mouvement national décliné localement
La fonction publique emploie 5,8 millions de personnes en France, à travers près d'un millier de métiers. Les trois versants sont concernés : l'État (enseignement, impôts, justice), la territoriale (services techniques, état civil, police municipale, périscolaire) et l'hospitalière (médecins, infirmiers, éducateurs, psychologues). Les syndicats appellent l'ensemble des salariés à descendre dans la rue.
Dans le Var, trois manifestations unitaires sont organisées. Celle de Toulon devrait drainer le plus de monde : rendez-vous à 10 h 30 place de la Liberté pour un tour du centre-ville. Même horaire à Draguignan, devant la sous-préfecture, et à Saint-Raphaël, au rond-point Kennedy. Un quatrième rassemblement est prévu à Saint-Maximin, avec un départ à 8 heures devant le collège Matisse, puis une direction vers la place Malherbe.
Des perturbations attendues pour les usagers
Pour les usagers, des perturbations sont à prévoir au niveau de la circulation et plus largement dans l'éducation, avec des enseignants grévistes. Les syndicats alertent sur la dégradation des conditions de travail, le gel des salaires et « le mépris » que cela traduit envers les usagers des services publics. Le slogan de la mobilisation : « Tout augmente sauf nos salaires ».
Selon l'intersyndicale, « près d'un million d'agents voient leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé par le Smic ». Cette situation est au cœur des revendications, alors que le gouvernement s'apprête à présenter son budget 2027.
Un appel au dialogue social
Rolando Galli (FO fonction publique du Var) estime : « Le 29 doit être un point d'appui. Normalement, quand toutes les fédérations appellent ensemble à la grève, un gouvernement digne de ce nom, et au-delà des nuances qu'il peut avoir, devrait demander à nous rencontrer et négocier. Ça s'appelle le dialogue social. Or, celui-ci annonce une coupe budgétaire de 54 milliards d'euros. Comment voulez-vous que les collègues ne soient pas en colère ? »
Une poursuite du mouvement est fortement envisageable dans la ligne droite qui mène aux élections professionnelles, prévues du 3 au 10 décembre.