Stages en entreprise : le ministre envisage des aménagements après un drame
Stages : aménagements après la mort d'un élève

Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a évoqué jeudi des évolutions pour les stages en entreprise des élèves de troisième et de seconde, quelques jours après la mort d'un lycéen de 15 ans dans le Gard, écrasé par un chariot élévateur sur son lieu de stage. Il souhaite « protéger » les élèves sans les « priver de cette opportunité ».

Un drame qui relance le débat sur la sécurité des stages

Un élève de 15 ans d'un lycée professionnel du Gard est décédé vendredi dernier, victime d'un accident sur son lieu de stage d'observation dans une entreprise de BTP. Une autre famille, celle du jeune Axel, décédé en juin 2025 lors d'un stage à Saint-Lô (Manche), exige des mesures d'urgence. Le père d'Axel, Arnaud Darthenay, se mobilise pour faire interdire ces stages en entreprise. En juin dernier, le syndicat CGT de l'Éducation nationale avait dénoncé une série d'« accidents tragiques » ayant coûté la vie à trois adolescents en formation en entreprises, estimant qu'« avec l'explosion des périodes de stage, les jeunes sont de plus en plus exposés aux dangers sans y être préparés ».

Le gouvernement ne remet pas en cause le dispositif

Depuis 2005, les collégiens de troisième doivent effectuer cinq jours de stage en entreprise, et les lycéens de seconde générale et technologique ont un stage de deux semaines obligatoire depuis 2024. « Cela n'enlève rien au drame de la semaine dernière, qui nous a tous évidemment profondément bouleversés », a assuré Édouard Geffray, « mais il faut qu'on s'assure que toutes les règles sont bien respectées pour protéger nos élèves, sans les priver de cette opportunité. » Il a ajouté : « On ne remet pas en cause le principe même des stages, parce que c'est aujourd'hui un élément déterminant d'égalité des chances pour faire découvrir des métiers à des jeunes qui, sinon, ne les découvriraient pas et n'auraient pas les mêmes opportunités que les autres. » Il a rappelé le cadre des stages d'observation : « on observe, on ne fait pas un geste professionnel, on ne conduit pas une machine évidemment, et cetera ».

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Plusieurs stages plus courts envisagés

Édouard Geffray a confirmé que le gouvernement envisageait des modifications pour les stages en entreprise des collégiens de troisième et des lycéens de seconde, dans le sillage d'aménagements évoqués mercredi soir par la ministre déléguée chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage, Sabrina Roubache. « Plutôt que de faire forcément un stage de quinze jours […] dans la même entreprise, on réfléchit avec les fédérations professionnelles à faire en sorte que les élèves puissent effectuer des stages dans, peut-être, deux ou trois entreprises, de manière plus ponctuelle », a expliqué le ministre de l'Éducation. Une telle configuration « limite l'impact pour l'entreprise et […] permet aux élèves d'observer plus de métiers différents », selon lui.

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