Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) révolutionnaires a officialisé, samedi 27 juin 2026, le dépôt d'une troisième candidature d'extrême gauche en vue de l'élection présidentielle de 2027. Cette candidature est portée par Sandrine Rousseau, ouvrière agricole de 42 ans et militante écologiste reconnue.
Une candidature pour rassembler les luttes
Sandrine Rousseau, qui se présente comme « la candidate des invisibles », entend incarner une alternative radicale face à ce qu'elle nomme « le capitalisme vert et la social-démocratie ». Elle déclare : « Nous ne voulons plus d'un système qui détruit les paysans, les ouvriers et la planète. Il est temps de construire une société fondée sur la justice sociale et écologique. »
Cette candidature s'ajoute à celles déjà annoncées par Philippe Poutou pour le NPA et par Jean-Luc Mélenchon pour La France insoumise. Le NPA révolutionnaires, scission du NPA historique, se positionne ainsi comme une force politique distincte, refusant toute alliance avec les partis de gauche modérée.
Un programme radical et écologiste
Le programme de Sandrine Rousseau repose sur trois piliers : la rupture avec le capitalisme, la transition écologique radicale et la démocratie participative. Elle propose notamment la nationalisation des banques et des industries polluantes, la réduction du temps de travail à 32 heures sans perte de salaire, et l'instauration d'une assemblée citoyenne tirée au sort pour contrôler les politiques publiques.
Selon un sondage Ifop réalisé en juin 2026, la candidate recueille 3 % des intentions de vote, un score similaire à celui de Philippe Poutou en 2022. Cependant, le NPA révolutionnaires espère capitaliser sur le mécontentement social et écologique pour dépasser ce seuil.
Les réactions à gauche
Cette candidature suscite des critiques au sein de la gauche. Jean-Luc Mélenchon a estimé qu'elle « divise inutilement le camp du progrès », tandis que Philippe Poutou a dénoncé une « candidature concurrente qui affaiblit la lutte anticapitaliste ». De son côté, le Parti socialiste a salué « la diversité des expressions de la gauche », tout en jugeant ce programme « irréaliste ».
Sandrine Rousseau répond à ces critiques : « L'unité ne se fait pas dans la soumission à des appareils politiques, mais dans la convergence des luttes sociales et écologiques. »
Un contexte électoral tendu
L'élection présidentielle de 2027 s'annonce particulièrement disputée. Outre les candidatures de gauche, le camp macroniste devrait présenter un candidat, tandis que l'extrême droite, avec Marine Le Pen et Éric Zemmour, reste en tête des sondages. Selon une enquête de l'institut Kantar, Marine Le Pen obtiendrait 28 % des voix au premier tour, contre 22 % pour le candidat de la majorité présidentielle.
Le NPA révolutionnaires mise sur une dynamique de terrain pour faire entendre sa voix. Sandrine Rousseau prévoit une campagne itinérante à travers les zones rurales et les banlieues, avec des meetings participatifs et des actions de désobéissance civile.



