Marine Le Pen à Nice : effervescence médiatique au défilé du 14-Juillet
Marine Le Pen électrise le défilé du 14-Juillet à Nice

Le défilé militaire du 14 juillet 2026 à Nice a été marqué par l'effervescence médiatique autour de Marine Le Pen, invitée par le maire Éric Ciotti (UDR-RN) à l'occasion du dixième anniversaire de l'attentat terroriste. La candidate d'extrême droite, récemment condamnée en appel dans l'affaire des assistants du FN au Parlement européen et de nouveau en lice pour la présidentielle 2027, a attiré tous les regards et les objectifs des journalistes présents place Masséna.

Un défilé sous le signe de la mémoire et des applaudissements

Le défilé militaire, qui s'est déroulé comme chaque année depuis que la fête nationale est devenue un jour de deuil à Nice, a vu les troupes quitter la Promenade des Anglais pour la place Masséna. « Ce défilé sera celui de la mémoire car nombre des personnels étaient présents il y a dix ans, en d'autres circonstances, et ont tenu à être présents à nouveau aujourd'hui », a annoncé le speaker. Gendarmes, policiers nationaux et municipaux, sapeurs-pompiers, Samu 06, réserve communale de sécurité civile, administration pénitentiaire, CRS Alpes, militaires de la base aérienne d'Orange et le 1er régiment étranger de cavaliers ont défilé à pied puis en véhicule le long des rails du tramway.

Des applaudissements nourris ont monté des travées où avaient pris place les familles de victimes, notamment pour la BRI, le Smur et les sapeurs-pompiers du SDIS 06, qui ont sauvé de nombreuses vies le soir de l'attentat. Leurs fourgons arboraient drapeaux français et niçois. « Qu'on ne s'endorme pas », a lancé Marine Le Pen face aux micros et caméras, expliquant être venue manifester son soutien aux familles en deuil et rappeler la volonté de son parti de ne pas baisser la garde dans la lutte contre le terrorisme. « Il a frappé. Ce n'est pas parce qu'il n'y a pas eu d'attentat récent qu'il faut baisser la garde. Cela reste l'un des dangers qui pèse sur notre pays. Il faut l'envisager comme un combat de chaque jour. »

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Le rush médiatique et le vécu des victimes

Après le défilé, les journalistes ont scruté les faits et gestes de Marine Le Pen, tandis que Jordan Bardella, président du parti, était attendu pour la cérémonie de l'après-midi. Corinne Simard, victime psychologique de l'attentat, a dû fendre la meute médiatique pour s'éloigner de la tribune tricolore, prise d'une montée de stress. « Ça nous renvoie à ce qu'on a vécu il y a dix ans sur la Promenade... », a-t-elle confié. Arlette Oueiss, 42 ans, Libanaise ayant vécu des guerres, a compris la frénésie médiatique : « C'est normal, les journalistes n'ont pas tous les jours l'occasion de la voir... » Elle a retenu du défilé « un très bel hommage. Il y a toujours la même amertume, la même tristesse. On n'oubliera jamais. »

Un 14-Juillet particulier à Nice

Ce 14 juillet 2026, dixième anniversaire de l'attentat qui a fait 86 morts et des centaines de blessés, a été marqué par une cérémonie alliant mémoire et politique. La présence de Marine Le Pen aux côtés d'Éric Ciotti, figure locale de l'union des droites, a électrisé la meute médiatique, contrastant avec les applaudissements chaleureux adressés aux forces de secours. Le défilé, d'une demi-heure, s'est conclu par la remise de décorations et l'avancée des autorités vers le colonel Ludovic Lailé, commandant des troupes, les porte-drapeaux et les décorés. Selon le speaker, de nombreux personnels présents ce jour-là étaient déjà intervenus lors de l'attentat de 2016.

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