L'humoriste et chroniqueuse Sophia Aram a pris une décision radicale dans son engagement contre l'extrême droite. Dans une interview accordée au Point, elle explique avoir fait le choix de ne jamais transiger avec ses convictions, même si cela doit lui coûter des contrats ou des invitations sur les plateaux télévisés.
Un engagement sans compromis
Sophia Aram, connue pour ses chroniques acerbes sur France Inter et ses spectacles engagés, affirme que la lutte contre l'extrême droite est devenue une priorité absolue dans sa carrière. « Je ne veux pas être celle qui ferme les yeux pour avancer », déclare-t-elle, précisant qu'elle a déjà refusé des propositions lucratives parce qu'elles impliquaient une forme de normalisation des idées d'extrême droite.
Selon elle, le paysage médiatique français est trop souvent complaisant avec des discours qu'elle juge dangereux. « On invite des gens qui portent des idées nauséabondes en les présentant comme des contradicteurs légitimes », dénonce-t-elle. Cette position lui a valu des critiques, mais aussi un soutien croissant de son public.
Un choix assumé malgré les risques
L'humoriste reconnaît que cette posture peut lui nuire professionnellement. « J'ai perdu des contrats, c'est certain. Mais je préfère être cohérente avec moi-même », confie-t-elle. Elle cite l'exemple d'une émission de divertissement à laquelle elle a refusé de participer parce que l'un des invités était un polémiste d'extrême droite.
Sophia Aram estime que les artistes et les intellectuels ont un devoir de vigilance. « Nous ne sommes pas des marchands de tapis. Notre parole a un poids, et il faut l'utiliser à bon escient », insiste-t-elle. Elle appelle ses confrères à ne pas banaliser ce qu'elle considère comme une menace pour la démocratie.
Un impact sur sa carrière et son image
Ce choix a eu des conséquences concrètes. L'humoriste affirme avoir été écartée de certains projets, mais elle considère que c'est le prix à payer pour rester fidèle à ses valeurs. « Je ne veux pas me réveiller un jour en me disant que j'ai contribué, même passivement, à la montée de l'extrême droite », explique-t-elle.
Sophia Aram continue néanmoins de se produire sur scène et de publier des chroniques. Son dernier spectacle, qui aborde frontalement les questions politiques et sociales, rencontre un large succès. Elle y défend une vision de la France ouverte et tolérante, qu'elle oppose aux discours identitaires.
En conclusion, Sophia Aram assume pleinement son choix dans la lutte contre l'extrême droite, quitte à en subir les conséquences professionnelles. Elle espère que son exemple encouragera d'autres artistes à prendre position, sans craindre les représailles.



