Lucie Roesch prend ses fonctions de sous-préfète d'Alès sous tension sécuritaire
Sous-préfète d'Alès : Lucie Roesch arrive dans un climat sécuritaire tendu

Lucie Roesch a officiellement pris ses fonctions de sous-préfète de l'arrondissement d'Alès (Gard) ce lundi 27 juillet, dans un contexte marqué par les menaces visant le maire Christophe Rivenq. L'enquête, désormais suivie par le parquet national anticriminalité organisée (Pnaco), reste au cœur des préoccupations. Une vidéo diffusée mercredi soir, dans laquelle six hommes encagoulés se présentant comme membres de la "DZ Mafia" contestent toute implication, a été intégrée aux investigations, sans que son authenticité ou sa portée soient établies.

Un contexte sécuritaire tendu

"Les menaces qui ont touché le maire d'Alès ont, je crois, touché et choqué la France entière", a déclaré Lucie Roesch lors de sa première conférence de presse. Avant même sa prise de fonctions, elle avait échangé avec Christophe Rivenq et lui a renouvelé "tout [son] soutien dans cette période". La nouvelle sous-préfète entend poursuivre la mobilisation engagée, avec une collaboration étroite entre police nationale, police municipale, justice et collectivités. "Les services vont continuer à travailler encore plus dur", a-t-elle assuré, saluant les résultats déjà obtenus.

Elle doit également rencontrer les forces de l'ordre et les renforts CRS déployés. Forte de dix années dans la fonction publique d'État, dont quatre comme secrétaire générale de la préfecture de l'Aude et sous-préfète de Carcassonne, Lucie Roesch arrive avec une expérience solide en gestion de crise et en administration territoriale.

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Priorités multiples au-delà de la sécurité

"Il serait dommage de réduire l'actualité d'Alès à cette situation", a insisté la sous-préfète, qui refuse que son mandat soit résumé à la seule question du narcotrafic. Elle entend s'attaquer rapidement aux autres réalités de l'arrondissement : développement économique, emploi, pauvreté, éducation, culture et accès aux services publics. Âgée de 33 ans, Lucie Roesch souhaite inscrire la réponse aux trafics dans une politique plus large d'aménagement urbain, de renouvellement urbain et de soutien à la jeunesse.

Elle se dit attirée par l'histoire industrielle d'Alès, l'identité du territoire et la diversité des situations, entre entreprises, ruralité et précarité. "J'arrive avec beaucoup de joie et une réelle curiosité pour une région que je connais peu", a-t-elle confié.

Une approche de terrain affirmée

Autre dossier sensible : les risques naturels. Forte de son expérience dans l'Aude, elle reste particulièrement vigilante face au risque incendie, aux épisodes méditerranéens et aux pluies intenses. "En matière de gestion de crise, il faut toujours faire preuve de beaucoup de modestie et, en tout cas, toujours être prêt", a-t-elle prévenu.

Ses premières semaines seront consacrées aux rencontres avec les élus, parlementaires, forces de l'ordre, magistrats, entreprises et associations. Elle veut comprendre où l'État est attendu et où son intervention peut apporter une véritable plus-value. "J'ai vocation à passer peu de temps dans mon bureau et surtout à aller au contact", a-t-elle résumé, une promesse qui prendra tout son sens dans un arrondissement aux multiples défis.

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