Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé dimanche 12 juillet 2026 un remaniement gouvernemental, marquant un changement de stratégie politique. Moins d’un an après sa nomination, la Première ministre Ioulia Svyrydenko quitte son poste pour piloter les relations avec un « partenaire-clé », un virage stratégique qui devra être validé par le Parlement.
Un nouveau rôle pour Ioulia Svyrydenko
Dans un message sur X, Zelensky a déclaré : « L’Ukraine est en train de changer sa stratégie politique », ajoutant que « ces changements requièrent un renouvellement » du gouvernement. Il a remercié Svyrydenko pour son « travail clair, constant et efficace en tant que Première ministre » et lui a proposé de « prendre la tête d’un nouveau domaine important des relations avec un partenaire clé », sans préciser lequel ni nommer son successeur.
La Première ministre a répondu sur X, se disant « prête à servir l’État ukrainien et à mener toutes les tâches destinées à renforcer la position de l’Ukraine, défendre nos intérêts nationaux et se rapprocher d’une paix juste ».
Des priorités de politique étrangère redéfinies
Zelensky a cité plusieurs priorités : la réalisation de l’accord avec Washington pour fabriquer des missiles antiaériens en Ukraine, un nouveau système de défense antiaérien européen, les négociations d’accession à l’UE, et un renouvellement des relations avec la Pologne et la Hongrie. « Chaque domaine prioritaire de la politique étrangère sera confié à une personne précise, dotée d’une solide expérience », a-t-il affirmé.
Un remaniement attendu après des scandales
Ioulia Svyrydenko, 40 ans, avait été nommée en juillet 2025 lors du plus grand remaniement ministériel depuis l’invasion russe de février 2022. En novembre 2025, elle a dû gérer un vaste scandale de corruption impliquant des proches du président, entraînant la démission de deux ministres et du chef de l’administration présidentielle, Andriy Yermak, négociateur clé avec Washington.
Zelensky a également annoncé des changements à la tête des forces de l’ordre, sans précisions. Le remaniement doit être approuvé par le Parlement, mais celui-ci s’est largement rallié derrière le président depuis le début de l’invasion.



