Le 12 juillet 2026, une statue en bronze du capitaine Alfred Dreyfus a été officiellement dévoilée devant la Cour de cassation à Paris. Cette œuvre du sculpteur Claude Lhoste marque un tournant symbolique dans la reconnaissance de l’innocence de Dreyfus, officier juif condamné à tort pour espionnage en 1894.
Un parcours tumultueux pour la statue
Initialement prévue pour être installée en 2020, la statue a connu plusieurs retards en raison de controverses sur son emplacement et son financement. Finalement, elle trône désormais sur le parvis de la Cour de cassation, lieu où Dreyfus fut réhabilité en 1906. Selon le sculpteur Claude Lhoste, « c’est un aboutissement pour la mémoire de Dreyfus et pour la justice ».
Un symbole de justice et de mémoire
La statue, haute de 2,5 mètres, représente Dreyfus en tenue militaire, le regard tourné vers l’avenir. Elle a été financée par des dons publics et privés, totalisant 450 000 euros. « Cette statue rappelle que la vérité finit toujours par triompher », a déclaré le président de la Cour de cassation lors de l’inauguration.
Un hommage soixante ans après la réhabilitation
L’affaire Dreyfus reste l’un des plus grands scandales judiciaires de l’histoire française. La réhabilitation de Dreyfus en 1906 avait mis fin à une décennie de divisions nationales. Cette statue s’inscrit dans les commémorations du 120e anniversaire de sa réhabilitation. « Il est essentiel que les générations futures se souviennent de cette injustice et de la lutte pour les droits de l’homme », a ajouté un historien présent à la cérémonie.



