Traquer l'origine des feux : coquille d'escargot et pierre, indices précieux
Coquille d'escargot et pierre : indices clés contre les incendies

Alors que des incendies ravagent plusieurs régions de France, une unité spéciale composée de pompiers, de gendarmes et de forestiers traque l'origine des feux avec des méthodes minutieuses. Selon le lieutenant-colonel Jean-Marc Billaud, chef du groupement des sapeurs-pompiers du Var, « une coquille d'escargot et une pierre sont des indices précieux » pour déterminer si un feu est criminel ou accidentel.

Une enquête de terrain minutieuse

Les enquêteurs du Groupe d'enquête sur les causes d'incendie (GECI) interviennent dès que les flammes sont maîtrisées. Ils quadrillent la zone sinistrée, souvent encore fumante, pour collecter des éléments. L'objectif est de localiser le point de départ exact du feu, qui peut être aussi petit qu'une pièce de monnaie. « Nous cherchons des anomalies : une pierre déplacée, une coquille d'escargot calcinée, qui indique que le feu a démarré à cet endroit », explique le lieutenant-colonel Billaud.

Des indices souvent négligés

Ces indices, bien que modestes, sont cruciaux. Une coquille d'escargot, par exemple, peut révéler la température du feu et sa direction. Une pierre déplacée peut signaler une intervention humaine. « Chaque détail compte. Nous travaillons comme des enquêteurs judiciaires, mais sur un terrain brûlé », ajoute le gendarme Stéphane Gallet, spécialiste des incendies.

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Un travail d'équipe interdisciplinaire

La collaboration entre pompiers, gendarmes et forestiers est essentielle. Les forestiers apportent leur connaissance de la végétation et des sols, tandis que les gendarmes analysent les aspects criminels. Les pompiers, eux, connaissent le comportement du feu. « Nous sommes une vraie équipe, chacun apporte sa pierre à l'édifice », souligne un forestier de l'Office national des forêts (ONF).

Des résultats concrets

Selon les données du ministère de l'Intérieur, 40 % des incendies en France sont d'origine criminelle, 30 % accidentelle et 30 % naturelle. En 2025, 12 000 hectares ont brûlé, soit une augmentation de 15 % par rapport à l'année précédente. « Chaque enquête permet de prévenir de futurs incendies. Les coquilles d'escargot et les pierres sont des témoins silencieux qui parlent pour les victimes », conclut le lieutenant-colonel Billaud.

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