Maison-Blanche : Trump dénonce une « honte nationale » après le gel des travaux
Trump fustige la suspension des travaux de la Maison-Blanche

La rénovation de la Maison-Blanche est de nouveau à l'arrêt. Vendredi 7 juillet, la Cour d'appel du district de Columbia a confirmé en appel la suspension du chantier, déjà prononcée en première instance en avril. En cause : le lancement des travaux sans l'aval du Congrès, une procédure jugée irrégulière par la justice.

Une décision de justice qui ne remet pas en cause le projet lui-même

La Cour d'appel ne s'oppose pas au fond du projet de rénovation, mais à la manière dont il a été engagé. Selon les juges, le gouvernement n'a « pas l'autorité illimitée » de « redessiner, remodeler et reconstruire la Maison-Blanche – la Maison du Peuple – pour répondre au désir personnel d'un président ». Cette formule cinglante résume le cœur du litige : le président américain a lancé les travaux sans obtenir le feu vert du Congrès, une exigence pourtant prévue par la loi.

Trump dénonce une « honte nationale » et une menace pour la sécurité

Donald Trump n'a pas tardé à réagir. Sur son réseau social Truth Social, il a multiplié les publications incendiaires, qualifiant la décision de « honte nationale » et de « menace pour la sécurité nationale ». Selon Les Échos, le président américain a également annoncé son intention de saisir la Cour suprême, la plus haute juridiction des États-Unis. Il dispose de 14 jours pour contester la décision.

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Un projet pharaonique dont le budget a déjà doublé

Le chantier, qui comprend notamment la construction d'une salle de bal de 650 places, a vu son budget prévisionnel passer de 200 millions à 400 millions de dollars. Donald Trump assure que ce financement est intégralement assuré par des dons privés. Mais cette affirmation est contestée par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès pour la préservation des bâtiments historiques. L'ONG a exprimé ses réserves sur un projet qui modifie profondément un édifice emblématique.

Un bras de fer judiciaire aux implications politiques

Cette affaire intervient dans un climat politique déjà tendu. Le président américain, connu pour ses positions tranchées, voit dans cette décision une entrave à sa politique. La question de la séparation des pouvoirs est au cœur du débat : le président peut-il engager des travaux d'une telle ampleur sans l'accord du Parlement ? La justice a répondu par la négative, mais l'affaire n'est pas terminée. La Cour suprême aura le dernier mot, et sa décision pourrait créer un précédent important pour l'équilibre des pouvoirs aux États-Unis.

En attendant, le chantier reste à l'arrêt, et la Maison-Blanche, symbole de la démocratie américaine, demeure au centre d'une bataille juridique et politique sans précédent.

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