FNSEA exige un « choc de réactivité » face à la catastrophe agricole
FNSEA : « choc de réactivité » face à la crise agricole

Le président de la FNSEA, Arnaud Rousseau, a lancé un appel pressant samedi pour un « choc de réactivité » face à une situation qu'il qualifie de « catastrophe » sans précédent. Selon lui, les dégâts pour le monde agricole se chiffrent « en milliards d'euros », alors que le gouvernement a dévoilé mercredi un « plan global » pour soutenir les agriculteurs.

Une catastrophe climatique d'une ampleur inédite

« Nous vivons une catastrophe climatique d'une ampleur que nous n'avons jamais vue en agriculture sur une telle durée », a déclaré Arnaud Rousseau sur franceinfo, avant un déplacement lundi dans l'Aveyron. Il a comparé la sécheresse actuelle à celle de 1976, soulignant que les assurances ne pourront pas couvrir un tel niveau de sinistralité.

Le gouvernement a présenté un plan comprenant des aides d'urgence pour la trésorerie des exploitations, des allègements de cotisations sociales, des simplifications administratives et un accompagnement pour la reprise de production. Cependant, Rousseau attend des chiffres concrets : « On parle de milliards d'euros […] Nous attendons de savoir comment sera chiffré ce grand plan ».

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Des aides d'urgence nécessaires pour certains secteurs

Rousseau a insisté sur l'urgence d'aider les zones défavorisées, notamment pour les semis de colza : « Je pense au colza qui doit se semer dans les semaines qui viennent. Et au regard de la situation des sols, il n'en est pas question ». Il a également évoqué la nécessité d'attendre fin août pour des chiffres « robustes », mais a plaidé pour des mesures immédiates.

Le ministère de l'Agriculture a annoncé des adaptations de la gestion de l'eau pour faciliter l'accès des agriculteurs, sans fournir de détails. Rousseau a affirmé que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, l'avait convié début septembre à une réunion à Matignon.

Un « choc de réactivité » pour survivre à court terme

« Nous ne pouvons pas, dans ce contexte, tenir avec des formules classiques. Nous avons besoin d'un choc de réactivité », a-t-il martelé. Interrogé sur l'adaptation au changement climatique, il a reconnu qu'elle était en cours, mais a souligné : « avant de parler du moyen et du long terme, encore faut-il survivre à cette crise et passer le court terme ».

De son côté, Bertrand Venteau, président de la Coordination rurale, avait jugé le plan gouvernemental trop « léger » mercredi. Le syndicat a réitéré samedi dans un communiqué sa demande d'un « plan massif et immédiat d'injection de trésorerie dans les exploitations » et d'un « plan hydraulique national » pour stocker davantage d'eau.

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