Bruno Retailleau traite LFI de « parti de collabos » et maintient sa candidature
Retailleau : LFI « parti de collabos », il maintient sa candidature

Bruno Retailleau, candidat des Républicains pour l’élection présidentielle, a accusé mercredi 26 août La France insoumise d’être un « parti de collabos » avec l’islamisme. Il a également défendu sa propre candidature à l’Élysée, assurant que ses rivaux Édouard Philippe et Gabriel Attal ne parviendront pas à se « décontaminer » du macronisme.

Une charge virulente contre LFI sur BFMTV

Interrogé sur LFI lors de sa première interview de la rentrée, sur BFMTV, le patron des Républicains s’est emporté : « Ce sont des collabos. Oui, c’est un parti de collabos […] avec les ennemis de la France ». Il a ensuite précisé sa pensée : « Je pense que quand on en vient à faire les propositions de Madame Rima Hassan et les propositions du groupe des Insoumis à l’Assemblée nationale, franchement, il y a une forme de collaboration avec les islamistes et les islamistes sont nos ennemis ».

Cette nouvelle attaque s’inscrit dans un contexte de campagne présidentielle tendu. Bruno Retailleau, qui stagne dans les sondages sous la barre des 10 %, cherche à se démarquer de ses concurrents tout en affirmant une ligne dure sur les questions de sécurité et d’immigration.

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Pas de ralliement à Philippe ou Attal

Le candidat LR a également écarté un éventuel ralliement à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, « car ils ne portent pas les mêmes projets ». « Je veux porter une rupture profonde et je veux offrir aux Français une alternative […] qui est pour moi fondamentale pour renverser la table », a-t-il expliqué.

Il a justifié son refus par l’héritage du quinquennat d’Emmanuel Macron : « Et ça, les anciens Premiers ministres […] – ce n’est pas d’ailleurs un jugement personnel que je porte sur eux –, ne parviendront pas à se décontaminer du double quinquennat d’Emmanuel Macron qui va se transformer en un formidable échec ».

Marine Le Pen visée également

Bruno Retailleau n’a pas épargné non plus Marine Le Pen, qu’il a accusée « d’entraîner la France à sa perte » et de porter « un projet socialiste ». Cette critique intervient alors que la candidate du Rassemblement national reste une concurrente sérieuse pour le second tour.

Le candidat LR sera présent au débat organisé par le Medef ce jeudi après-midi, une occasion pour lui de défendre son projet et de tenter de remonter dans les intentions de vote.

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