Bruno Retailleau accuse LFI d'être « un parti de collabos » avec l'islamisme
Retailleau accuse LFI d'être « un parti de collabos »

Le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, a provoqué une vive polémique ce mardi 26 août 2026, en qualifiant La France insoumise (LFI) de « parti de collabos » avec l'islamisme. Cette déclaration a été faite lors d'un meeting à Nice, dans le cadre de la préparation de l'élection présidentielle de 2027.

Une accusation sans précédent

Devant plusieurs centaines de militants, Bruno Retailleau a déclaré : « La France insoumise est un parti de collabos avec l'islamisme ». Cette sortie intervient dans un contexte de tensions croissantes entre le gouvernement et le parti de Jean-Luc Mélenchon, notamment sur la question de la laïcité et de la lutte contre le terrorisme.

Le ministre a justifié ses propos en évoquant les positions de LFI sur les récents attentats et leur refus de qualifier certains actes de « terrorisme islamiste ». Il a également critiqué les appels de certains élus insoumis à « désescalader » la rhétorique gouvernementale.

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La réaction de La France insoumise

La France insoumise a immédiatement réagi. Dans un communiqué, le parti a dénoncé « une dérive autoritaire » et « une instrumentalisation de la lutte contre le terrorisme à des fins électorales ». Le député LFI François Ruffin a notamment tweeté : « Bruno Retailleau insulte la République et les valeurs de la Résistance ».

Jean-Luc Mélenchon, le leader du parti, doit s'exprimer lors d'un meeting à Marseille jeudi. Selon des sources internes, il pourrait appeler à une manifestation contre les propos du ministre.

Le contexte politique

Cette accusation intervient alors que Bruno Retailleau est pressenti pour être le candidat de la droite à l'élection présidentielle de 2027. Il multiplie les prises de position fermes sur la sécurité et l'immigration, cherchant à séduire l'électorat de droite et d'extrême droite.

Les partis de gauche ont également réagi. Le Parti socialiste a parlé de « propos indignes d'un ministre de la République », tandis que les Écologistes ont appelé à une « condamnation unanime ». À droite, plusieurs proches de Laurent Wauquiez ont soutenu le ministre, y voyant « une clarification nécessaire ».

Selon un sondage publié dimanche dans le JDD, 62% des Français approuvent la fermeté de Bruno Retailleau sur la sécurité. Ce chiffre pourrait renforcer sa position dans la course à l'Élysée.

Cette polémique s'ajoute aux tensions autour de la loi sur l'immigration, dont l'examen doit commencer à l'Assemblée nationale le 15 septembre. Le gouvernement espère que ce sujet lui permettra de reprendre la main après un été marqué par des divisions internes. La suite dépendra de la capacité de l'exécutif à éviter une escalade verbale qui pourrait nuire à l'image de la majorité.

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