Bruno Retailleau a marqué sa rentrée politique par une série d’attaques contre ses adversaires, mercredi sur BFMTV. Le président des Républicains, candidat à l’élection présidentielle, a notamment pris pour cible La France insoumise, mais aussi Marine Le Pen, Édouard Philippe et Gabriel Attal.
Des accusations de « collaboration » avec l’islamisme
Interrogé sur LFI, Bruno Retailleau a qualifié le mouvement de « parti de collabos » avec l’islamisme. « Ce sont des collabos. Oui, c’est un parti de collabos […] avec les ennemis de la France », a-t-il déclaré. Il a notamment mis en cause « les propositions de Madame Rima Hassan et les propositions du groupe des Insoumis à l’Assemblée nationale », estimant qu’« il y a une forme de collaboration avec les islamistes ».
Maintien de la candidature malgré les sondages
Le candidat LR s’en est également pris à Marine Le Pen, qu’il accuse « d’entraîner la France à sa perte ». Il lui reproche par ailleurs de défendre « un projet socialiste ». Crédité de moins de 10 % dans les sondages mentionnés, Bruno Retailleau entend néanmoins maintenir sa propre candidature à l’Élysée.
Exclusion de tout ralliement à Philippe ou Attal
Il a ainsi exclu tout ralliement à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, au motif qu’ils « ne portent pas les mêmes projets ». « Je veux porter une rupture profonde et je veux offrir aux Français une alternative […] qui est pour moi fondamentale pour renverser la table », a-t-il expliqué. Selon lui, les deux anciens Premiers ministres « ne parviendront pas à se décontaminer du double quinquennat d’Emmanuel Macron », qu’il considère comme appelé à devenir « un formidable échec ».



