L'essayiste Natacha Polony a annoncé, mercredi 14 octobre 2026, sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Sur le plateau de BFMTV, elle a affirmé pouvoir rassembler les 500 parrainages de maires, condition indispensable pour se présenter au scrutin de mai prochain. Elle souhaite « rassembler les orphelins de la politique » et « proposer une politique de production sur le sol français ».
Une candidature fondée sur une « carence d'offres politiques »
Quelques heures après l'annonce de sa candidature, Natacha Polony s'est exprimée sur la chaîne d'information. Interrogée sur sa capacité à réunir les 500 signatures, elle a répondu : « Bien sûr ! Évidemment ». Elle a justifié sa décision : « La situation m'oblige, donc oui, je suis candidate à l'élection présidentielle. Il y a une majorité de Français aujourd'hui qui ne reconnaît pas dans l'offre politique telle quelle. Il y a une carence d'offres politiques. »
Elle a également déclaré : « Depuis ce matin, je vois des maires qui m'écrivent pour me dire "je veux vous donner mon parrainage", je vois des Français qui disent, enfin un peu d'espoir ». Pour elle, « nous sommes nombreux à penser que les politiques qui ont été menées nous ont conduits dans le mur et qu'il est temps de changer. Les Français veulent une rupture. En revanche, ils ne veulent pas de brutalité et de fracturation. C'est un État stratège dont nous avons besoin. »
Un contexte politique marqué par la fin du mandat Macron
Cette candidature intervient à six mois de l'échéance électorale. Après dix ans de pouvoir, le président Emmanuel Macron ne peut pas se représenter, la Constitution limitant cette fonction à deux mandats consécutifs. Les candidats déclarés et putatifs sont donc nombreux pour lui succéder.
L'ancienne directrice de l'hebdomadaire Marianne, âgée de 51 ans, a lancé la revue trimestrielle L'Audace ! en septembre 2025. Sur France Inter, elle a justifié sa candidature par le constat d'une « perte totale de rang de la France sur les questions économiques, sur notre indépendance, sur la souveraineté ».
Des propositions centrées sur la production française
Pour « sortir de la spirale d'appauvrissement dans laquelle nous sommes », Natacha Polony entend « prioriser la production française dans la commande publique », car « ça recrée de l'activité et ça permet de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'État ». Elle propose également de « supprimer toutes les aides aux entreprises qui ne sont pas conditionnées à la production sur le sol français ».
Sa candidature devra franchir l'étape des 500 parrainages de maires d'ici au printemps prochain pour être officiellement en lice. Elle devra ensuite convaincre les électeurs lors de la campagne, qui s'annonce dense avec de nombreux prétendants à la succession d'Emmanuel Macron.