Mélenchon dénonce un "traquenard" après la mort d'un militant identitaire à Lyon
Mélenchon dénonce un "traquenard" après un drame à Lyon

Jean-Luc Mélenchon contre-attaque après un drame lyonnais

Deux semaines après la mort tragique du militant identitaire Quentin Deranque, âgé de 23 ans, sous les coups de membres de la mouvance antifasciste à Lyon, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole lors d'un meeting de soutien aux candidats de La France insoumise. L'événement, organisé à la Bourse du travail de Lyon, a rassemblé une salle comble qui a ovationné le leader des "insoumis".

Un "traquenard" délibéré selon Mélenchon

Face aux accusations concernant les liens entre LFI et la Jeune Garde, le groupuscule dissous dont les suspects seraient membres, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé avec virulence ce qu'il qualifie de "traquenard". Il a pointé du doigt l'association Némésis, affirmant que cette organisation de jeunes femmes servirait délibérément d'appât pour attirer des militants antifascistes et provoquer des affrontements.

"Monté de façon délibérée par l'association Némésis, des jeunes femmes qui, comme elles le disent elles-mêmes, servent d'appât pour faire venir des militants antifascistes, et ensuite provoquer des bagarres parce qu'elles sont liées à des groupes d'extrême droite lyonnais", a-t-il déclaré devant une assistance attentive.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

La genèse du drame mise en lumière

Le leader politique a insisté sur la nécessité de "tout regarder", en rappelant les contacts préalables entre Némésis et des militants identitaires, révélés par le journal L'Humanité. Pour Jean-Luc Mélenchon, ce collectif a volontairement créé les conditions de la rixe initiale, participant ainsi directement à la genèse du drame.

"Elles voulaient un incident pour que surgissent des gens armés, casqués, cagoulés. (...) Une organisation criminelle !", a-t-il fustigé, réclamant avec force la dissolution immédiate de Némésis.

Une demande de dissolution partagée

Cette demande de dissolution trouve un écho au-delà des rangs de La France insoumise. Sandrine Runel, députée du Parti socialiste du Rhône et candidate aux municipales à Lyon sur la liste de rassemblement de la gauche, a également appelé à la dissolution de Némésis. Elle figure sur la liste menée par l'écologiste et maire sortant, Grégory Doucet, excluant explicitement LFI de cette coalition.

Le meeting de Lyon a ainsi servi de tribune pour Jean-Luc Mélenchon, lui permettant de contre-attaquer fermement face aux polémiques entourant son mouvement. Dans un contexte électoral tendu, il a réaffirmé sa position tout en dénonçant ce qu'il perçoit comme des manipulations dangereuses ayant conduit à une issue fatale.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale