Macron réunit l'exécutif pour lutter contre les groupes violents après la mort de Deranque
Macron réunit l'exécutif contre les groupes violents après Deranque

Emmanuel Macron convoque une réunion cruciale sur les violences politiques

Le président de la République, Emmanuel Macron, va réunir ce mardi 24 février 2026, dès 10 heures à l'Élysée, des responsables gouvernementaux pour se pencher sur la lutte contre les groupes violents ultra ou extrêmes. Cette initiative fait suite au décès tragique de Quentin Deranque, un militant d'extrême droite âgé de 23 ans, battu à mort par des membres de l'ultragauche à Lyon le 21 février.

Une réponse présidentielle à la montée des tensions

Emmanuel Macron avait annoncé samedi la tenue de cette rencontre, soulignant la nécessité de faire un point complet sur les groupes d'action violente qui sévissent et ont des liens avec les partis politiques quels qu'ils soient. Il a insisté sur le principe que dans la République aucune violence n'est légitime, et a averti qu'il n'y a pas de place pour les milices d'où qu'elles viennent.

La réunion se tiendra en présence du ministre de l'intérieur, Laurent Nuñez, ainsi que de représentants de Matignon et de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI). Selon l'entourage du président, l'objectif est de réaliser un bilan des actions menées et de faire une revue des risques à venir. La question d'éventuelles dissolutions de groupes pourra être abordée, avec une approche globale et sans lecture partisane.

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Contexte et préoccupations sécuritaires

Depuis la mort de Quentin Deranque, Emmanuel Macron a dénoncé la violence politique, qu'elle émane des mouvements d'extrême gauche ou d'extrême droite, appelant tous les extrêmes à faire le ménage dans leurs rangs. Une source de l'exécutif exprime une inquiétude croissante face à la porosité de plus en plus forte entre certains partis ou corps intermédiaires et certains mouvements violents, constatée ces derniers mois.

Depuis 2017, 49 groupes, dont les derniers en date La Jeune garde et Lyon populaire, ont fait l'objet de décrets de dissolution en conseil des ministres. Cependant, certains, comme Les Soulèvements de la Terre, ont contesté ces décisions devant le Conseil d'État et ont obtenu gain de cause, illustrant les défis juridiques persistants.

La marche en hommage à Quentin Deranque, organisée à Lyon par Aliette Espieux, ancienne porte-parole de la Marche pour la vie et fondatrice de Génération pro-vie, s'est déroulée sous haute sécurité, soulignant les tensions persistantes dans la région.

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